Bourbaki

Exercice 7, Annexe 0

Étiquette 03H3, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 03H3].

Théorie des ensembles, I, p. 50

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n des relations logiquement irréductibles distinctes (exerc. 6) d’une théorie T\mathscr{T}. Soit A1,A2,…,ApA_1,A_2,\ldots,A_p une construction logique de base R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n. Supposons chaque RiR_i affecté de l’un des signes 0, 1. On affecte alors à chaque AiA_i l’un des signes 0, 1 par la règle suivante : 1° Si AiA_i est identique à RjR_j, on affecte à AiA_i le même signe qu’à RjR_j ; 2° si AiA_i est identique à ¬Aj\neg A_j, AjA_j précédant AiA_i, on affecte à AiA_i le signe 1 (resp. 0) si AjA_j est affecté du signe 0 (resp. 1) ; 3° si AiA_i est identique à VAjAkV A_jA_k, on affecte à AiA_i le signe 1 si AjA_j et AkA_k sont tous deux affectés du signe 1, le signe 0 dans les autres cas. (On dit qu’on applique la « règle symbolique » suivante : ¬0=1\neg 0=1, ¬1=0\neg 1=0, V11=1V11=1, V10=V01=V00=0V10=V01=V00=0.)

a) Montrer qu’il n’y a qu’une seule manière d’attribuer un signe à chaque AiA_i, conformément à la règle précédente.

b) Si RR est logiquement construite sur R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n, le signe affecté à RR ne dépend que de la construction logique de base R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n où figure RR.

c) Si RR et SS sont logiquement construites sur R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n et si les signes affectés à RR et ⇒RS\Rightarrow RS sont 0, le signe affecté à SS est 0.

d) Supposons désormais que les axiomes de T\mathscr{T} soient fournis par les seuls schémas S1 à S4. Soit RR un théorème de T\mathscr{T}, R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n ses composantes logiques. Montrer que, quelle

Appendice EXERCICES E I.51

que soit la manière d’affecter l’un des signes 0 ou 1 à R1,R2,…,RnR_1, R_2,\ldots,R_n, le signe correspondant affecté à RR est 0 (établir d’abord ceci quand RR est un axiome de T\mathscr T ; dans le cas général, considérer une démonstration de RR, et appliquer c)). e) Soit RR une relation logiquement irréductible de T\mathscr T. Montrer que ni RR, ni « non RR » ne sont des théorèmes de T\mathscr T. En particulier, T\mathscr T est non contradictoire (utiliser d)). f) Soient R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n des relations logiquement irréductibles distinctes de T\mathscr T. On considère toutes les relations de la forme « R1′R'_1 ou R2′R'_2 ou ... ou Rn′R'_n », où, pour chaque ii, Ri′R'_i est l’une des deux relations RiR_i, « non RiR_i ». Soient S1,S2,…,SpS_1,S_2,\ldots,S_p ces relations. Soient T1,T2,…,TqT_1,T_2,\ldots,T_q les relations de la forme « Si1S_{i_1} et Si2S_{i_2} et ... et SirS_{i_r} », où i1,i2,…,iri_1,i_2,\ldots,i_r est une suite strictement croissante quelconque d’indices. Soit enfin T0T_0 la relation « R1R_1 ou R2R_2 ou ... ou RnR_n ». Montrer que toute relation logiquement construite sur R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n est équivalente dans T\mathscr T à une et une seule des relations T0,T1,…,TqT_0,T_1,\ldots,T_q. (Démontrer d’abord que chaque relation RiR_i est équivalente dans T\mathscr T à l’une des relations T0,T1,…,TqT_0,T_1,\ldots,T_q ; si RR est logiquement construite sur R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n, raisonner de proche en proche sur une construction logique de base R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n contenant RR ; pour l’unicité, utiliser d).) g) Soient RR une relation de T\mathscr T, R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n ses composantes logiques. Pour que RR soit un théorème de T\mathscr T, il faut et il suffit que, pour toute manière d’affecter l’un des signes 0 ou 1 à R1,R2,…,RnR_1,R_2,\ldots,R_n, le signe correspondant affecté à RR soit 0.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.