Bourbaki

Exercice 8, § 4

Espaces vectoriels topologiques, IV, p. 63

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Pour tout entier n>0n > 0, soit a(n)a^{(n)} la suite double a(n)=(aij(n))i≥1,j≥1a^{(n)} = (a_{ij}^{(n)})_{i \geq 1, j \geq 1} définie par aij(n)=jna_{ij}^{(n)} = j^n pour tout couple (i,j)(i, j) tel que i<ni < n, et aij(n)=ina_{ij}^{(n)} = i^n pour tout couple (i,j)(i, j) tel que i≥ni \geq n. Soit EE l’espace vectoriel des suites doubles x=(xij)x = (x_{ij}) de nombres réels telles que, pour tout entier n>0n > 0, on ait pn(x)=∑i,jaij(n)∣xij∣<+∞p_n(x) = \sum_{i,j} a_{ij}^{(n)} |x_{ij}| < + \infty; les pnp_n sont des semi-normes définissant sur EE une topologie d’espace de Fréchet et d’espace de Montel (IV, p. 60, exerc. 11); le dual E′E' de EE, qui est un espace (DF) et un espace de Montel (donc ultrabornologique et réflexif) est identifié à l’espace des suites x′=(xij′)x' = (x'_{ij}) telles que, pour un indice nn au moins, on ait la relation sup⁡i,j∣aij(n)∣−1∣xij′∣<+∞\sup_{i,j} |a_{ij}^{(n)}|^{-1} |x'_{ij}| < + \infty (IV, p. 47, exerc. 1, c)). a) Pour tout x=(xij)∈Ex = (x_{ij}) \in E, soit yj=∑ixijy_j = \sum_i x_{ij} (pour tout j≥1j \geq 1). Montrer que l’on a ∑j∣yj∣<+∞\sum_j |y_j| < + \infty; on désigne par u(x)u(x) la suite (yj)∈ℓ1(N)(y_j) \in \ell^1(\mathbf{N}); montrer que uu est une application linéaire continue de EE dans F=ℓ1(N)F = \ell^1(\mathbf{N}), et que pour toute suite y′=(yj′)∈F′=ℓ∞(N),′u(y′)y' = (y'_j) \in F' = \ell^\infty(\mathbf{N}), 'u(y') est la suite (zij′)∈E′(z'_{ij}) \in E' telle que zij′=yj′z'_{ij} = y'_j pour tout indice ii. En déduire que ′u'u est une application linéaire injective de ℓ∞(N)\ell^\infty(\mathbf{N}) sur un sous-espace de E′E' fermé pour σ(E′,E)\sigma(E', E), et par suite que uu est un morphisme strict de EE sur ℓ1(N)\ell^1(\mathbf{N}) pour les topologies initiales, et ′u'u un isomorphisme de F′=ℓ∞(N)F' = \ell^\infty(\mathbf{N}) sur ′u(F′)'u(F') pour les topologies faibles σ(F′,F)\sigma(F', F) et σ(E′,E)\sigma(E', E). b) Soit M=u−1(0)M = u^{-1}(0); on a M∘=′u(F′)M^\circ = 'u(F'). Montrer que l’image réciproque par ′u'u de la topologie induite sur M∘M^\circ par la topologie forte de E′E' est la topologie de la convergence uniforme dans les parties compactes de FF (IV, p. 28, th. 1 et p. 54, exerc. 15). En déduire que sur M∘M^\circ la topologie induite par la topologie forte β(E′,E)\beta(E', E) n’est pas la topologie forte β(M∘,E/M)\beta(M^\circ, E/M), et que pour la topologie induite par β(E′,E)\beta(E', E), M∘M^\circ n’est pas un espace infratonné, bien que ce soit un sous-espace fermé d’un espace de Montel ultrabornologique; d’autre part E/ME/M, quotient d’un espace de Fréchet et de Montel par un sous-espace fermé, n’est pas réflexif. Montrer qu’il existe dans E/ME/M des ensembles bornés qui ne sont pas images canoniques de parties bornées de EE.

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.