Bourbaki

Exemple 7

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Algebra, chapter III, § 11. Cogèbres, produits de formes multilinéaires, produits intérieurs et dualité

Soit MM un AA-module, et procédons pour l’algèbre extérieure ∧(M)\wedge(M) de la même manière que pour S(M)S(M) dans l’*Exemple* 6; l’application diagonale Δ:M→M×M\Delta : M \to M \times M définit cette fois un homomorphisme ∧(Δ)\wedge(\Delta) de la AA-algèbre ∧(M)\wedge(M) dans la AA-algèbre ∧(M×M)\wedge(M \times M) (III, p. 77, prop. 2); on a d’autre part un isomorphisme canonique d’algèbres graduées

h:∧(M×M)→∧(M)g⊗A∧(M) h : \wedge(M \times M) \to \wedge(M)^g \otimes_A \wedge(M)

(III, p. 84, prop. 10), d’où par composition un homomorphisme d’*algèbres* c=h∘∧(Δ):∧(M)→∧(M)g⊗A∧(M)c = h \circ \wedge(\Delta) : \wedge(M) \to \wedge(M)^g \otimes_A \wedge(M), que l’on peut considérer comme un homomorphisme de AA-modules ∧(M)→∧(M)⊗A∧(M)\wedge(M) \to \wedge(M) \otimes_A \wedge(M) et qui définit donc sur ∧(M)\wedge(M) une structure de cogèbre. On prouve comme dans l’*Exemple* 6 que cc est l’unique homomorphisme d’algèbres tel que pour tout x∈Mx \in M, on a

c(x)=x⊗1+1⊗x, c(x) = x \otimes 1 + 1 \otimes x,

d’où, pour toute suite (xi)1≤i≤n(x_i)_{1 \leq i \leq n} d’éléments de MM

c(x1∧x2∧⋯∧xn)=(x1⊗1+1⊗x1)∧⋯∧(xn⊗1+1⊗xn) c(x_1 \wedge x_2 \wedge \cdots \wedge x_n) = (x_1 \otimes 1 + 1 \otimes x_1) \wedge \cdots \wedge (x_n \otimes 1 + 1 \otimes x_n)

où le produit du second membre est pris dans l’algèbre ∧(M)g⊗A∧(M)\wedge(M)^g \otimes_A \wedge(M); pour calculer ce produit, on considère, pour tout couple de suites strictement croissantes i1<i2<⋯<ip, j1<j2<⋯<jn−pi_1 < i_2 < \cdots < i_p,\ j_1 < j_2 < \cdots < j_{n-p} d’éléments de [1,n][1, n], dont les ensembles d’éléments sont complémentaires, le produit y1y2…yny_1 y_2 \ldots y_n, où yih=xih⊗1y_{i_h} = x_{i_h} \otimes 1 (1≤h≤p1 \leq h \leq p) et yjk=1⊗xjky_{j_k} = 1 \otimes x_{j_k} (1≤k≤n−p1 \leq k \leq n-p), et on fait la somme de tous ces produits. Comme l’algèbre graduée ∧(M)g⊗A∧(M)\wedge(M)^g \otimes_A \wedge(M) est anticommutative et que les éléments xi⊗1x_i \otimes 1 et 1⊗xi1 \otimes x_i sont de degré total 1, on a, en vertu de III, p. 45, lemme 3 et de III, p. 44, lemme 1,

c(x1∧x2∧⋯∧xn)=∑(−1)ν(xi1∧⋯∧xip)⊗(xj1∧⋯∧xjn−p) c(x_1 \wedge x_2 \wedge \cdots \wedge x_n) = \sum (-1)^\nu (x_{i_1} \wedge \cdots \wedge x_{i_p}) \otimes (x_{j_1} \wedge \cdots \wedge x_{j_{n-p}})

ν\nu étant le nombre de couples (h,k)(h, k) tels que jk<ihj_k < i_h, et la sommation étant étendue au même ensemble que dans (5) (III, p. 140). L’élément c(x1∧⋯∧xn)c(x_1 \wedge \cdots \wedge x_n) est de degré total nn dans Λ(M)g⊗AΛ(M)\Lambda(M)^g \otimes_A \Lambda(M), et sa composante homogène de bidegré (p,n−p)(p, n-p) est égale à

∑σεσ(xσ(1)∧⋯∧xσ(p))⊗(xσ(p+1)∧⋯∧xσ(n)) \sum_{\sigma} \varepsilon_{\sigma}(x_{\sigma(1)} \wedge \cdots \wedge x_{\sigma(p)}) \otimes (x_{\sigma(p+1)} \wedge \cdots \wedge x_{\sigma(n)})

la sommation étant étendue aux permutations σ∈Sn\sigma \in S_n qui sont croissantes dans chacun des intervalles [1,p][1, p] et [p+1,n][p+1, n].

Quand on parlera par la suite de A(x)A^{(\mathbf{x})}, de T(M)T(M), S(M)S(M) ou Λ(M)\Lambda(M) comme de cogèbres, il s’agira, sauf mention expresse du contraire, des structures de cogèbres définies dans les exemples 5, 6, 7 et 8 respectivement.

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.