Soient P∈M et x∈/P; il existe alors P′∈M tel que P⊂P′ et que −x∈P′
Prenons P′=P−xP, et vérifions que P′ possède les propriétés requises. Comme 0∈C⊂P, on a P⊂P′. D’où C⊂P′ et K+⊂P′. Comme 1∈C⊂P, on a −x∈P′. On a
P′+P′=P−xP+P−xP=P+P−x(P+P)⊂P−xP=P′,
d’où (AP₁). On a
P′P′=(P−xP)(P−xP)
⊂PP+x2PP−x(PP+PP)⊂P+CP−xP⊂P−xP=P′,
d’où (AP₂). Vérifions enfin (AP₃) : supposons que nous ayons une égalité de la forme p−xq=−(r−xs) où p,q,r,s appartiennent à P; on en déduit la relation x(s+q)=p+r; si (s+q)=0, on a x=(s+q)−2(s+q)(p+r)∈CPP⊂P contrairement à l’hypothèse ; on a donc s+q=0, d’où p+r=0; comme P vérifie (AP₃) on en déduit s=q=r=p=0, ce qui achève la démonstration.
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
Rien.
Rien.