Bourbaki

Exemple 5

Étiquette 0E4F, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 0E4F].

Topological Vector Spaces, chapter I, § 1. Espaces vectoriels topologiques

Soit E un espace vectoriel de dimension finie nn sur un corps topologique K ; il existe donc un isomorphisme u:Ksn→Eu : K_s^n \to E de K-espaces vectoriels, et en outre, si vv est un second isomorphisme de KsnK_s^n sur E, on peut écrire v=u∘fv = u \circ f, où ff est un automorphisme du K-espace vectoriel KsnK_s^n. Considérons alors sur KsnK_s^n la topologie produit, qui est compatible avec sa structure d’espace vectoriel (Exemple 3) ; comme toute application linéaire de KsnK_s^n dans lui-même est continue pour cette topologie, tout automorphisme de l’espace vectoriel KsnK_s^n est bicontinu. Par suite, si l’on transporte à E la topologie produit de KsnK_s^n au moyen d’un isomorphisme quelconque de KsnK_s^n sur E, la topologie obtenue sur E est indépendante de l’isomorphisme considéré ; on dit que c’est la topologie canonique sur E ; nous la caractériserons autrement (I, p. 14) lorsque K est un corps valué complet non discret. Toute application linéaire de E dans un espace vectoriel topologique sur K est continue pour la topologie canonique sur E.

De la même manière que dans la déf. 1, on définit un espace vectoriel topologique à droite sur un corps topologique K ; mais tout espace vectoriel à droite sur K peut être considéré comme espace vectoriel à gauche sur le corps opposé K0K^0 de K (A, II, p. 2), et la topologie de K est compatible avec la structure de corps de K0K^0. Pour cette raison, nous ne considérerons en principe que des espaces vectoriels topologiques à gauche ; quand nous parlerons d’« espace vectoriel topologique » sans préciser, il sera sous-entendu qu’il s’agit d’un espace vectoriel à gauche.

Si K’ est un sous-corps de K, et E un espace vectoriel topologique sur K, il est clair que la topologie de E est encore compatible avec la structure d’espace vectoriel de E par rapport à K’, obtenue par restriction à K’ du corps des scalaires ; on dit que l’espace vectoriel topologique sur K’ ainsi obtenu est sous-jacent à l’espace vectoriel topologique E sur K.

Pour qu’un espace vectoriel topologique E soit séparé, il faut et il suffit que, pour tout point x≠0x \neq 0 de E, il existe un voisinage de 0 ne contenant pas xx (TG, III, p. 5).

Considérons, sur un espace vectoriel E par rapport à un corps topologique K, une topologie compatible avec la structure de groupe additif de E. En vertu de l’identité

λx−λ0x0=(λ−λ0)x0+λ0(x−x0)+(λ−λ0)(x−x0) \lambda x - \lambda_0 x_0 = (\lambda - \lambda_0) x_0 + \lambda_0 (x - x_0) + (\lambda - \lambda_0) (x - x_0)

l’axiome (EVT) est équivalent au système des trois axiomes suivants :

(EVT1′_1') Quel que soit x0∈Ex_0 \in E, l’application λ↦λx0\lambda \mapsto \lambda x_0 est continue au point λ=0\lambda = 0. (EVT2′_2') Quel que soit λ0∈K\lambda_0 \in K, l’application x↦λ0xx \mapsto \lambda_0 x est continue au point x=0x = 0. (EVT3′_3') L’application (λ,x)↦λx(\lambda, x) \mapsto \lambda x est continue au point (0,0)(0, 0).

En particulier :

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.