Bourbaki

Lemme 1

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Integration, chapter III, § 4. Produits de mesures

Soient X, Y deux espaces localement compacts, K (resp. L) une partie compacte de X (resp. Y). (i) La restriction à H(X×Y,K×L;C)\mathscr{H}(X \times Y, K \times L; \mathbf{C}) de la bijection canonique ω:F(X×Y;C)→F(X;F(Y;C))\omega : \mathscr{F}(X \times Y; \mathbf{C}) \to \mathscr{F}(X; \mathscr{F}(Y; \mathbf{C})) (Ens. R, § 4, n° 14)* est une isométrie de l’espace de Banach K(X×Y,K×L;C)\mathscr{K}(X \times Y, K \times L; \mathbf{C}) sur l’espace de Banach K(X,K;K(Y,L;C))\mathscr{K}(X, K ; \mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C})).

(ii) L’espace vectoriel K(X,K;C)⊗cK(Y,L;C)\mathscr{K}(X, K ; \mathbf{C}) \otimes_c \mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C}), identifié canoniquement à un sous-espace de K(X×Y,K×L;C)\mathscr{K}(X \times Y, K \times L ; \mathbf{C}), (Alg., chap. II, 3e éd., § 7, no 7, commentaires suivant le cor. de la prop. 15) est dense dans cet espace de Banach.

Il est immédiat que l’image par ω\omega de K(X×Y,K×L;C)\mathscr{K}(X \times Y, K \times L ; \mathbf{C}) est contenue dans K(X,K;K(Y,L;C))\mathscr{K}(X, K ; \mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C})). Inversement, si uu est une application continue de XX dans K(Y,L;C)\mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C}), de support contenu dans KK, l’application (x,y)↦u(x)(y)(x, y) \mapsto u(x)(y) de X×YX \times Y dans C\mathbf{C} est continue et a son support contenu dans K×LK \times L, donc la restriction de ω\omega à K(X×Y,K×L;C)\mathscr{K}(X \times Y, K \times L ; \mathbf{C}) est une bijection de cet espace sur K(X,K;K(Y,L;C))\mathscr{K}(X, K ; \mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C})); le fait que cette restriction est une isométrie d’espaces de Banach résulte de la relation

sup⁡(x,y)∈K×L∣f(x,y)∣=sup⁡x∈K(sup⁡y∈L∣f(x,y)∣). \sup_{(x, y) \in K \times L} |f(x, y)| = \sup_{x \in K} (\sup_{y \in L} |f(x, y)|).
Ceci prouve (i); d’autre part, l’image par ω\omega de
K(X,K;C)⊗cK(Y,L;C) \mathscr{K}(X, K ; \mathbf{C}) \otimes_c \mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C})
identifié à un sous-espace de K(X×Y,K×L;C)\mathscr{K}(X \times Y, K \times L ; \mathbf{C}), est l’espace K(X,K;C)⊗cK(Y,L;C)\mathscr{K}(X, K ; \mathbf{C}) \otimes_c \mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C}) identifié canoniquement cette fois à un espace d’applications de XX dans K(Y,L;C)\mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C}) (Alg., chap. II, 3e éd., § 7, no 7, cor. de la prop. 15); mais on sait que ce sous-espace de K(X,K;K(Y,L;C))\mathscr{K}(X, K ; \mathscr{K}(Y, L ; \mathbf{C})) est dense dans ce dernier (§ 1, no 2, prop. 5), donc la conclusion de (ii) résulte de ce que la restriction de ω\omega est un isomorphisme topologique.

Ce lemme étant démontré, notons maintenant que toute partie compacte de X×YX \times Y est contenue dans un produit K×LK \times L, où KK (resp. LL) est une partie compacte de XX (resp. YY). Il résulte donc du lemme 1, (ii) que le sous-espace K(X;C)⊗cK(Y;C)\mathscr{K}(X ; \mathbf{C}) \otimes_c \mathscr{K}(Y ; \mathbf{C}) est dense dans K(X×Y;C)\mathscr{K}(X \times Y ; \mathbf{C}); comme la relation (1) s’écrit aussi ν(g⊗h)=λ(g)μ(h)\nu(g \otimes h) = \lambda(g)\mu(h) pour g∈K(X;C),h∈K(Y;C)g \in \mathscr{K}(X ; \mathbf{C}), h \in \mathscr{K}(Y ; \mathbf{C}), on en déduit aussitôt l’unicité de ν\nu. Pour prouver l’existence de ν\nu, nous utiliserons le lemme suivant:

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.