Bourbaki

Corollaire 2

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Integration, chapter V, § 5. Mesures définies par des densités numériques

Soit vv une mesure réelle sur T. Pour que vv appartienne à la bande engendrée par μ\mu dans l’espace complètement réticulé M(T)\mathscr{M}(T) (chap. II, § 1, n° 5), il faut et il suffit que vv soit une mesure de base μ\mu.

On se ramène aussitôt, en considérant v+v^+ et v−v^-, au cas d’une mesure vv positive (n° 2, cor. de la prop. 2). Posons alors vn=inf⁡(nμ,v)v_n = \inf(n\mu, v); vv appartient à la bande engendrée par μ\mu si et seulement si v=sup⁡nvnv = \sup_n v_n (chap. II, 2e éd., § 1, n° 5, cor. de la prop. 6). Or vnv_n, majorée par nμn\mu, est une mesure de base μ\mu d’après le th. 2; la relation v=sup⁡nvnv = \sup_n v_n entraîne donc que vv est une mesure de base μ\mu (cor. 1). Inversement, supposons que vv soit une mesure de base μ:v=g⋅μ\mu : v = g \cdot \mu, où gg est localement μ\mu-intégrable et positive. On a alors vn=inf⁡(g,n)⋅μv_n = \inf(g, n) \cdot \mu (cor. de la prop. 2), et il résulte aussitôt du théorème de Lebesgue (chap. IV, § 4, n° 3, prop. 4) que v=sup⁡nvnv = \sup_n v_n.

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.