Bourbaki

Corollaire 5

Étiquette 0E6L, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 0E6L].

Integration, chapter V, § 5. Mesures définies par des densités numériques

Soient μ\mu et vv deux mesures positives sur T. Les conditions 1), 2), 3) du th. 2 sont encore équivalentes aux suivantes:

4) Pour toute fonction numérique f≥0f \geq 0 vv-intégrable et pour tout nombre ε>0\varepsilon > 0, il existe δ>0\delta > 0 tel que les relations 0≤h≤f0 \leq h \leq f et ∫∗h dμ≤δ\int^* h \, d\mu \leq \delta entraînent ∫∗h dv<ε\int^* h \, dv < \varepsilon.

5) Pour toute fonction g∈K+(T)g \in \mathscr{K}_+(\mathrm{T}) et tout nombre ε>0\varepsilon > 0, il existe δ>0\delta > 0 tel que, pour toute h∈K+(T)h \in \mathscr{K}_+(\mathrm{T}) majorée par gg et vérifiant ∫h dμ≤δ\int h \, d\mu \leq \delta, on ait ∫h dv≤ε\int h \, dv \leq \varepsilon.

6) Pour tout ensemble compact K⊂TK \subset \mathrm{T} et tout nombre ε>0\varepsilon > 0, il existe δ>0\delta > 0 tel que les relations A⊂KA \subset K et μ∗(A)≤δ\mu^*(A) \leq \delta entraînent v∗(A)≤εv^*(A) \leq \varepsilon.

Les implications 4) ⇒ 6) ⇒ 3) sont évidentes.

Supposons qu’il existe une fonction finie k≥0k \geq 0, universellement mesurable, localement μ\mu-intégrable, telle que ν=k.μ\nu = k . \mu, et montrons que la condition 4) est remplie. Soient ff une fonction ≥0\geq 0, ν\nu-intégrable, et ε>0\varepsilon > 0. Pour tout entier n≥0n \geq 0, soit AnA_n l’ensemble des t∈Tt \in T tels que k(t)≥nk(t) \geq n. Les fonctions fφAnf \varphi_{A_n} tendent simplement vers 0 en décroissant et sont majorées par ff, donc il existe NN tel que ∫fφANdν≤ε/2\int f \varphi_{A_N} d\nu \leq \varepsilon / 2 (chap. IV, § 4, n° 3, prop. 4). Si hh est une fonction sur TT vérifiant 0≤h≤f0 \leq h \leq f et ∫∗h dμ≤ε/2N\int^* h \, d\mu \leq \varepsilon / 2N, on a

ν∗(h)≤ν∗(hφAN)+ν∗(h(1−φAN)) \nu^*(h) \leq \nu^*(h \varphi_{A_N}) + \nu^*(h(1 - \varphi_{A_N}))
≤ν∗(fφAN)+μ∗(h(1−φAN)k)≤ε2+Nμ∗(h)≤ε. \leq \nu^*(f \varphi_{A_N}) + \mu^*(h(1 - \varphi_{A_N})k) \leq \frac{\varepsilon}{2} + N \mu^*(h) \leq \varepsilon.

On a ainsi prouvé que les conditions 4) et 6) sont équivalentes aux conditions du th. 2.

Il est clair que 4) entraîne 5). Enfin, si la condition 5) est remplie, ν\nu appartient à la bande engendrée par μ\mu (chap. II, § 2, n° 2, prop. 4), donc est de base μ\mu (cor. 2).

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

Cité par

Rien.

Cite

Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.