Bourbaki

Lemme 1

Étiquette 0E6O, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 0E6O].

Integration, chapter V, § 6. Images d'une mesure

a) Soit ff un élément de K+(X)\mathscr{K}_+(X); la fonction t↦λt(f)t \mapsto \lambda_t(f) est positive, semi-continue supérieurement, à support compact, et sa restriction à π(X)\pi(X) est continue.

b) Soient UU un élément de U\mathscr{U}, ν\nu l’intégrale de la fonction scalairement essentiellement μ\mu-intégrable t↦λtt \mapsto \lambda_t; l’image de la mesure ν∣U\nu|U par π∣U\pi|U est égale à μ∣π(U)\mu|\pi(U),

Pour établir a), on peut se ramener au moyen d’une partition de l’unité (chap. III, 2e éd., § 1, n° 2, lemme 1) au cas où le support S de f est contenu dans un ouvert U∈UU \in \mathscr{U}. Soit g l’application t↦λt(f);π∣Ut \mapsto \lambda_t(f) ; \pi|U étant un homéomorphisme, g∣π(U)g|\pi(U) appartient à K+(π(U))\mathscr{K}_+(\pi(U)), et par suite (π(U)\pi(U) étant un ouvert de π(X)\pi(X)) la restriction de g à π(X)\pi(X) est continue. Comme g est positive et que la restriction de g au compact π(S)\pi(S) est continue, on voit que g est semi-continue supérieurement dans T. On en déduit que g est μ\mu-intégrable.

Pour établir b), désignons par g un élément de K(π(U))\mathscr{K}(\pi(U)), par g∘g^\circ son prolongement par 0 à T, par f la fonction g∘(π∣U)g \circ (\pi|U), par f∘f^\circ la prolongement par 0 de f à X. L’assertion b) équivaut à l’égalité ∫g∘dμ=∫f∘dv\int g^\circ d\mu = \int f^\circ dv. Mais on a f∈K(U)f \in \mathscr{K}(U), donc f∘∈K(X)f^\circ \in \mathscr{K}(X), et la seconde intégrale est donc égale à ∫λt(f∘)dμ(t)\int \lambda_t(f^\circ) d\mu(t). On a enfin λt(f∘)=g∘(t)\lambda_t(f^\circ) = g^\circ(t), ce qui achève la démonstration.

Notons maintenant que π(X)\pi(X) est ouvert dans T, donc μ\mu-mesurable ; l’application Λ:t↦λt\Lambda : t \mapsto \lambda_t est vaguement μ\mu-mesurable, car sa restriction à chacun des ensembles π(X)\pi(X) et Cπ(X)\mathbf{C}\pi(X) est vaguement continue. Dans ces conditions, la formule πˉ1(μ)=∫λtdμ(t)\bar{\pi}^1(\mu) = \int \lambda_t d\mu(t) définit une décomposition en tranches de πˉ1(μ)\bar{\pi}^1(\mu) relativement à π\pi, et la prop. 10 nous donne le résultat suivant :

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.