Prenons K=R, et pour A le corps des quaternions H (Top. Gén., chap. VIII, 3e éd., § 1, n° 4). Considérons les éléments suivants de M2(C):
X1=(0ii0)X2=(01−10)X3=(i00−i)
qui, avec I2, forment une base de M2(C) sur C. On vérifie aisément que
X12=X22=X32=−I2,X1X2=−X2X1=X3,
X2X3=−X3X2=X1,X3X1=−X1X3=X2.
Donc l'application a+bi+cj+dk→aI2+bX1+cX2+dX3 se prolonge en un C-isomorphisme de l'algèbre C⊗RH sur l'algèbre M2(C). Comme [H:R]=4, C est un corps neutralisant de H, et la norme réduite de q=a+bi+cj+dk∈H est
Nrd(q)=det(aI2+bX1+cX2+dX3)
=det(a+idc+ib−c+iba−id)=a2+b2+c2+d2=∥q∥2.
D'après Alg., chap. VIII, § 12, n° 3, prop. 8, on a
NH/R(q)=(NrdH/R(q))2=∥q∥4.
Ceci posé, la prop. 17 montre que
modH(q)=∥q∥4.
Une étude plus approfondie de la structure des corps localement compacts sera faite en Alg. comm., chap. VI, § 9.
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
Rien.
Rien.