On peut prendre f∈Lp(X,β), g∈Lq(X,β) et μ∈Mo(G) avec 1≤p<+∞, p1+q1=1, ρ=χ−1/q. Les conditions (i) et (ii) sont satisfaites d'après les prop. 5 et 6. Démontrons (iii). On a vu que μ était portée par un ensemble S réunion dénombrable d'ensembles compacts. On prendra pour ψ la fonction caractéristique de S. La fonction h est (μ⊗β)-mesurable : en effet la fonction (s,x)→g(x)χ(s−1)ψ(s) l'est, ainsi que la fonction (s,x)→f(s−1x) d'après le lemme 1. De plus, g étant nulle hors d'une réunion dénombrable d'ensembles β-intégrables, h est nulle hors d'une réunion dénombrable d'ensembles (μ⊗β)-intégrables. On a alors (chap. V, § 8, no 1, prop. 4):
J=∬∗∣g(x)f(s−1x)∣χ(s−1)ψ(s)d∣μ∣(s)dβ(x)=∫∗∣g(x)∣dβ(x)∫∗∣f(s−1x)∣χ(s−1)ψ(s)d∣μ∣(s).
Mais comme g (resp. ψ) est nulle hors d'une réunion dénombrable d'ensembles intégrables, les intégrales supérieures du second membre de (9) sont égales aux intégrales supérieures essentielles (chap. V, § 2, no 1, prop. 3). Or (chap. V, § 5, no 3, prop. 2) on a
∫∗∣f(s−1x)∣χ(s−1)ψ(s)d∣μ∣(s)=∫∗∣f(s−1x)∣χ(s−1)d∣μ∣(s) puisque
μ=ψ⋅μ. D'après la prop. 6, cette dernière intégrale est finie et égale à
(∣μ∣∗β∣f∣)(x) localement
β-presque partout. On a donc
J=∫∗∣g(x)∣(∣μ∣∗β∣f∣)(x)dβ(x) et
J est finie puisque
g∈Lq et
∣μ∣∗β∣f∣∈Lp (prop. 6). Donc
h est
(μ⊗β)-intégrable.
La formule (8) signifie alors que l'endomorphisme
g→(χ⋅μ~)∗g de
Lq(X,β) est, pour
μ∈Mp(G), le transposé de l'endomorphisme
f→μ∗f de
Lp(X,β).
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
Rien.
Rien.