Bourbaki

Exercice 1, § 13

Algèbre, V, p. 160

Soient K un corps de caractéristique p>0p > 0, E une extension de K ; E est une extension radicielle de hauteur ≤1\leq 1 de K(Ep)K(E^p). Le cardinal d’une pp-base de E sur K(Ep)K(E^p) (cf. V, p. 98, th. 2) est appelé le degré d’imperfection de E sur K. Si K(Ep)=EK(E^p) = E, on dit que E est relativement parfait sur K ; si E est parfait, il est relativement parfait sur chacun de ses sous-corps. Le degré d’imperfection (absolu) de K est le degré d’imperfection de K sur son sous-corps premier FpF_p, ou encore le cardinal d’une pp-base (absolue) de K. a) Si B est une pp-base de E sur K(Ep)K(E^p), montrer que, pour tout entier k>0k > 0, on a E=K(Epk)(B)E = K(E^{p^k})(B). b) On suppose que E⊂Kp−nE \subset K^{p^{-n}} pour un entier n>0n > 0. Montrer que, pour que le degré [E:K][E : K] soit fini, il faut et il suffit que le degré d’imperfection m0m_0 de E sur K soit fini ; m0m_0 est alors le plus petit cardinal des ensembles S tels que E=K(S)E = K(S). Montrer que, si mkm_k est le degré d’imperfection de K(Epk)K(E^{p^k}) sur K, on a mk+1≤mkm_{k+1} \leq m_k pour tout kk, et si f=∑kmkf = \sum_k m_k, on a [E:K]=pf[E : K] = p^f.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.