Algèbre, VI, p. 39
Soient K un corps ordonné maximal,
f(T)=a0+(1n)a1T+(2n)a2T2+⋯+anTn
un polynôme de K[T]. Quels que soient les entiers p,q tels que 0≤p<p+q≤n, le nombre de racines du polynôme
ap+(1q)ap+1T+(2q)ap+2T2+⋯+ap+qTq
comptées avec leur ordre de multiplicité, qui n’appartiennent pas à K, est au plus égal au nombre des racines de f, comptées avec leur ordre de multiplicité, qui n’appartiennent pas à K (utiliser l’exerc. 12).
En déduire que si b1,b2,…,bn sont n éléments distincts et >0 de K, et si l’on pose
(T+b1)…(T+bn)=Tn+(1n)m1Tn−1+⋯+mn
on a
mk1/k>mk+11/(k+1)pour1≤k≤n−1.