Algèbre, X, p. 178
On garde les conventions de l’exercice précédent ; si M est un A-module, ∇ une connexion sur M et si X∈Dk(A), on note ∇X le k-endomorphisme (1M⊗X)∘∇ de M.
a) Soient M1,M2 deux A-modules, munis de connexions 1∇,2∇ ; montrer qu’on définit une connexion ∇ sur M1⊕M2 (resp. M1⊗AM2, resp. HomA(M1,M2)) en posant ∇(m1+m2)=1∇(m1)+2∇(m2) pour m1∈M1, m2∈M2 (resp. ∇X(m1⊗m2)=1∇X(m1)⊗m2+m1⊗2∇X(m2) pour X∈Dk(A), m1∈M1 et m2∈M2, resp. ∇X(u)=2∇X∘u−u∘1∇X pour X∈Dk(A), u∈HomA(M1,M2).
b) Soit M un A-module, ∇:M→M⊗AΩA/k1 une connexion sur M. Si X,Y∈Dk(A), on note R(X,Y) le A-endomorphisme de M tel que R(X,Y)(m)=⟨R(m),X∧Y⟩ pour tout m∈M. Démontrer la formule : R(X,Y)=[∇X,∇Y]−∇[X,Y] (utiliser l’exercice 21).
c) On suppose le A-module M projectif, de sorte que l’homomorphisme de courbure R s’identifie à un élément de EndA(M)⊗AΩA/k2. Si l’on munit EndA(M) de la connexion ∇ définie en a), montrer que l’on a ∇2R=0.