Bourbaki

Exercice 27, § 6

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Algèbre, X

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

On appelle augmentation de la k-algèbre A un homomorphisme unifère de k-algèbres π:A→k\pi : A \to k; on dit que le couple (A, π\pi) est une k-algèbre augmentée. L’augmentation munit k d’une structure de A-module à gauche. Soient M un A-module à gauche, N un A-module à droite; on pose

Hn(A,π;N)=TornA(N,k)etHn(A,π;M)=ExtAn(k,M)pour tout n≥0. H_n(A, \pi ; N) = \mathrm{Tor}_n^A(N, k) \quad \text{et} \quad H^n(A, \pi ; M) = \mathrm{Ext}_A^n(k, M) \quad \text{pour tout } n \geq 0.

a) On note M(π)M_{(\pi)} (resp. N(π)N_{(\pi)}) le groupe M (resp. N) muni de la structure de (A, A)-bimodule définie par :

ama′=π(a′)am(resp. ana′=nπ(a)a′poura, a′∈A, m∈M, n∈N. ama' = \pi(a') am \quad (\text{resp. } ana' = n\pi(a) a' \quad \text{pour} \quad a,\ a' \in A,\ m \in M,\ n \in N.

Montrer que le k-module H0(A,π;N)H_0(A, \pi ; N) (resp. H0(A,π;M)H^0(A, \pi ; M), resp. H1(A,π;M)H^1(A, \pi ; M)) est isomorphe au k-module H0(A,N(π))H_0(A, N_{(\pi)}) (resp. H0(A,M(π))H^0(A, M_{(\pi)}), resp. H1(A,M(π))H^1(A, M_{(\pi)})) défini dans l’exercice 26.

b) On suppose désormais que A est un k-module projectif. Définir à l’aide de la résolution standard (X, p. 58) des k-isomorphismes φn:Hn(A,N(π))→Hn(A,π;N)\varphi_n : H_n(A, N_{(\pi)}) \to H_n(A, \pi ; N) et φn:Hn(A,M(π))→Hn(A,π;M)\varphi^n : H^n(A, M_{(\pi)}) \to H^n(A, \pi ; M) pour tout n≥0n \geq 0.

c) On suppose qu’il existe un homomorphisme de k-algèbres ρ:A→Ae\rho : A \to A^e qui fasse de AeA^e un A-module à droite projectif et tel que l’idéal à gauche de AeA^e engendré par ρ(Ker π)\rho(\mathrm{Ker}\ \pi) soit le noyau de l’homomorphisme A⊗kAe→AA \otimes_k A^e \to A défini par la multiplication dans A. Montrer qu’il existe pour tout (A, A)-bimodule Q et tout entier n≥0n \geq 0 des k-isomorphismes Hn(A,π;Q)→Hn(A,Q)H_n(A, \pi ; Q) \to H_n(A, Q) (resp. Hn(A,π;Q)→Hn(A,Q)H^n(A, \pi ; Q) \to H^n(A, Q)), Q étant considéré comme A-module à droite (resp. à gauche) via l’homomorphisme ρ\rho. (Utiliser les homomorphismes canoniques de X, p. 109.)

d) Montrer que les hypothèses de c) sont vérifiées dans les cas suivants : α) A est l’algèbre (sur k) d’un groupe G, ρ\rho est défini par ρ(eg)=eg⊗eg−1\rho(e_g) = e_g \otimes e_{g^{-1}}. β) A est l’algèbre tensorielle (resp. symétrique) d’un k-module projectif V ; ρ\rho est défini par

ρ(v)=v⊗1−1⊗v. \rho(v) = v \otimes 1 - 1 \otimes v.

\* γ) A est l’algèbre enveloppante d’une algèbre de Lie g sur k, libre en tant que k-module ; on a

ρ(x)=x⊗1−1⊗xpourx∈g \rho(x) = x \otimes 1 - 1 \otimes x \quad \text{pour} \quad x \in g

(utiliser le cor. 5 au th. 1 de LIE I, § 2, no 7).

δ) A est l’anneau de fonctions d’un groupe algébrique lisse G sur un corps k ; on prend

ρ(f)=∑i=1kfi′⊗fi′′,ouˋf(gh−1)=∑i=1kfi′(g) fi′′(h)pourg, h∈G. ∗ \rho(f) = \sum_{i=1}^k f_i' \otimes f_i'', \quad \text{où} \quad f(gh^{-1}) = \sum_{i=1}^k f_i'(g)\ f_i''(h) \quad \text{pour} \quad g,\ h \in G.\ *
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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.