Bourbaki

Exercice 28, § 6

Algèbre, X

It is set in small type as supplementary.

Soient g une algèbre de Lie sur l’anneau commutatif k, U son algèbre enveloppante. On munit k de la structure de U-module à gauche correspondant à la représentation triviale de g. Soient N un g-module à droite, M un g-module à gauche, n un entier ≥0\geq 0; on pose

Hn(g,N)=TornU(N,k)etHn(g,M)=ExtUn(k,M). H_n(g, N) = \mathrm{Tor}_n^U(N, k) \quad \text{et} \quad H^n(g, M) = \mathrm{Ext}_U^n(k, M).

a) Le k-module H0(g,N)H_0(g, N) (resp. H0(g,M)H^0(g, M)) est isomorphe à N/NgN/Ng (resp. au sous-module de M formé des éléments annulés par g). On note Z1(g,M)Z^1(g, M) (resp. B1(g,M)B^1(g, M)) le sous-k-module de Homk(g,M)\mathrm{Hom}_k(g, M) formé des éléments f tels que f([x,y])=xf(y)−yf(x)f([x, y]) = xf(y) - yf(x) pour x,y∈gx, y \in g (resp. des éléments fmf_m, pour m∈Mm \in M, tels que fm(x)=xmf_m(x) = xm pour x∈gx \in g). Montrer que H1(g,M)H^1(g, M) s’identifie au quotient Z1(g,M)/B1(g,M)Z^1(g, M)/B^1(g, M).

b) On suppose désormais que g est un k-module libre. Montrer que les k-modules Hn(g,M)H^n(g, M) s’identifient aux modules d’homologie du complexe C(g,M)C(g, M), où pour p≥0p \geq 0, Cp(g,M)C^p(g, M) est le k-module des applications multilinéaires alternées de gpg^p dans M, Cp(g,M)=0C^p(g, M) = 0 pour p<0p < 0, la différentielle étant donnée par la formule

df(x1,...,xp+1)=∑1≤i≤p+1(−1)i+1xi.f(x1,...,x^i,...,xp+1) df(x_1, ..., x_{p+1}) = \sum_{1 \leq i \leq p+1} (-1)^{i+1} x_i . f(x_1, ..., \hat{x}_i, ..., x_{p+1})
+∑1≤i<j≤p+1(−1)i+jf([xi,xj],x1,...,x^i,...,x^j,...,xp+1) + \sum_{1 \leq i < j \leq p+1} (-1)^{i+j} f([x_i, x_j], x_1, ..., \hat{x}_i, ..., \hat{x}_j, ..., x_{p+1})

pour f∈Cp(g,M)f \in C^p(g, M), x1,...,xp+1∈gx_1, ..., x_{p+1} \in g (où le signe ^\hat{} sur une lettre signifie qu’elle doit être omise).

Donner une expression analogue pour les kk-modules Hp(g,M)H_p(\mathfrak{g},M). (Utiliser X, p. 184, exercice 21.)

c) On suppose que dim⁡k(g)=n<∞\dim_k(\mathfrak{g})=n<\infty. Montrer que Hp(g,M)=0H^p(\mathfrak{g},M)=0 pour tout p>n+1p>n+1 et tout g\mathfrak{g}-module MM, et qu’il existe un g\mathfrak{g}-module NN tel que Hn(g,N)≠0H^n(\mathfrak{g},N)\neq0 (prendre N=ΛngN=\Lambda^n\mathfrak{g}, où g\mathfrak{g} opère par la formule

x.(x1∧⋯∧xn)=∑i=1nx1∧⋯∧xi−1∧[x,xi]∧xi+1∧⋯∧xn; x.(x_1\wedge\cdots\wedge x_n)=\sum_{i=1}^{n}x_1\wedge\cdots\wedge x_{i-1}\wedge[x,x_i]\wedge x_{i+1}\wedge\cdots\wedge x_n;

montrer que df=0df=0 pour tout f∈Cn−1(g,N)f\in C^{n-1}(\mathfrak{g},N).

d) La représentation adjointe de g\mathfrak{g} et la représentation de g\mathfrak{g} sur MM définissent une représentation θ\theta de g\mathfrak{g} dans C(g,M)C(\mathfrak{g},M), telle que

(θ(x)f)(x1,…,xp)=x.f(x1,…,xp)−∑i=1pf(x1,…,[x,xi],…,xp) (\theta(x)f)(x_1,\ldots,x_p)=x.f(x_1,\ldots,x_p)-\sum_{i=1}^{p}f(x_1,\ldots,[x,x_i],\ldots,x_p)

pour f∈Cp(g,M)f\in C^p(\mathfrak{g},M), x,x1,…,xp∈gx,x_1,\ldots,x_p\in\mathfrak{g}. Montrer que, pour tout x∈gx\in\mathfrak{g}, θ(x)\theta(x) est un endomorphisme homotope à zéro du complexe C(g,M)C(\mathfrak{g},M) (définir une homotopie i(x)i(x) en posant (i(x)f)(x1,…,xp)=f(x,x1,…,xp)(i(x)f)(x_1,\ldots,x_p)=f(x,x_1,\ldots,x_p)).

Solution

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