§ 4. Théories quantifiées
1. Définition des quantificateurs
Dans le § 3, les seuls signes logiques qui aient joué un rôle sont ¬ et ∨ ; les règles qui vont être énoncées concernent essentiellement l'emploi des signes logiques τ et □.
DESCRIPTION DE LA MATHÉMATIQUE FORMELLE § 4
Si R est un assemblage, et x une lettre, l’assemblage (τx(R)∣x)R se désigne par « il existe un x tel que R », ou par (∃x)R. L’assemblage non((∃x)nonR) se désigne par « pour tout x, R », ou par « quel que soit x, R », ou par (∀x)R. Les symboles abréviateurs ∃ et ∀ s’appellent respectivement quantificateur existentiel et quantificateur universel. La lettre x ne figure pas dans l’assemblage désigné par τx(R) ; elle ne figure donc pas dans les assemblages désignés par (∃x)R et (∀x)R.
CS8. Soient R un assemblage, x et x′ des lettres. Si x′ ne figure pas dans R, (∃x)R et (∀x)R sont identiques respectivement à (∃x′)R′ et (∀x′)R′, où R′ est (x′∣x)R.
En effet (τx(R)∣x)R est identique à (τx(R)∣x′)R′ d’après CS1 (I, p. 17), et τx(R) est identique à τx′(R′) d’après CS3 (I, p. 17). Donc (∃x)R est identique à (∃x′)R′. Il en résulte que (∀x)R est identique à (∀x′)R′.
CS9. Soient R et U des assemblages, x et y des lettres distinctes. Si x ne figure pas dans U, (U∣y)(∃x)R et (U∣y)(∀x)R sont identiques respectivement à (∃x)R′ et (∀x)R′, où R′ est (U∣y)R.
En effet (U∣y)(τx(R)∣x)R est identique, d’après CS2 (I, p. 17), à (T∣x)(U∣y)R, où T est (U∣y)τx(R), c’est-à-dire τx(R′) d’après CS4. D’où l’identité de (U∣y)(∃x)R avec (∃x)R′, et par suite celle de (U∣y)(∀x)R avec (∀x)R′.
CF11. Si R est une relation d’une théorie T et x une lettre, (∃x)R et (∀x)R sont des relations de T.
Ceci résulte aussitôt de CF3, CF8 et CF2 (I, p. 19–20).
Intuitivement, considérons R comme exprimant une propriété de l’objet désigné par x. D’après la signification intuitive du terme τx(R), affirmer (∃x)R revient à dire qu’il y a un objet possédant la propriété R. Affirmer non(∃x)nonR, c’est dire qu’il n’existe aucun objet ayant la propriété « non R » ; c’est donc dire que tout objet possède la propriété R.
Si, dans une théorie logique T, on dispose d’un théorème de la forme (∃x)R, où la lettre x n’est pas une constante de T, ce théorème peut servir de théorème de légitimation dans la méthode de la constante auxiliaire (I, p. 28), puisqu’il est identique à (τx(R)∣x)R. Soit alors T′ la théorie obtenue par adjonction de R aux axiomes de T. Si on peut démontrer dans T′ une relation S où x ne figure pas, S est un théorème de T.
C26. Soient T une théorie logique, R une relation de T et x une lettre. Les relations (∀x)R et (τx(nonR)∣x)R sont équivalentes dans T.
En effet, (∀x)R est identique à « non(τx(nonR)∣x)(nonR) », donc à « nonnon(τx(nonR)∣x)R ».
C27. Si R est un théorème d’une théorie logique T dont la lettre x n’est pas une constante, (∀x)R est un théorème de T.
En effet, (τx(nonR)∣x)R est un théorème de T, d’après C3 (I, p. 23).
N° 3 THÉORIES QUANTIFIÉES E I.33
Par contre, si x est une constante de T, la vérité de R dans T n’entraîne pas celle de (∀x)R. Intuitivement, le fait que R soit une propriété vraie de x, qui est, dans T, un objet déterminé, n’entraîne évidemment pas que R soit une propriété vraie de tout objet.
C28. Soient T une théorie logique, R une relation de T et x une lettre. Les relations « non (∀x)R » et « (∃x)(nonR) » sont équivalentes dans T.
En effet, « non (∀x)R » est identique à « non non (∃x)(nonR) ».
2. Axiomes des théories quantifiées
On appelle théorie quantifiée toute théorie T dans laquelle les schémas S1 à S4 (I, p. 25) et le schéma S5 ci-dessous fournissent des axiomes impli.
S5. Si R est une relation de T, T un terme de T, et x une lettre, la relation (T∣x)R⇒(∃x)R est un axiome.
Cette règle est bien un schéma. En effet, soit A un axiome de T obtenu par application de S5 : il y a donc une relation R de T, un terme T de T et une lettre x tels que A soit (T∣x)R⇒(∃x)R. Soient U un terme de T, y une lettre ; on va montrer que (U∣y)A s’obtient encore par application de S5. Par utilisation de CS1 (I, p. 17), et CS8 (I, p. 32), on peut se ramener au cas où x est distincte de y et ne figure pas dans U. Soient alors R′ la relation (U∣y)R et T′ le terme (U∣y)T. Les critères CS2 (I, p. 17) et CS9 (I, p. 32) montrent que (U∣y)A est identique à (T′∣x)R′⇒(∃x)R′.
Le schéma S5 exprime que s’il y a un objet T pour lequel la relation R, considérée comme exprimant une propriété de x, est vraie, alors R est vraie pour l’objet τx(R) ; ce qui est en accord avec la signification intuitive que nous avons attribuée à τx(R) (I, p. 18, Remarque).
3. Propriétés des quantificateurs
Nous n’aurons désormais à considérer que des théories quantifiées. Dans toute la fin de ce paragraphe, on désigne par T une telle théorie, et par T0 la théorie sans axiomes expli qui possède les mêmes signes que T et les seuls schémas S1 à S5 ; T est plus forte que T0.
C29. Soient R une relation de T, et x une lettre. Les relations « non (∃x)R » et « (∀x)(nonR) » sont équivalentes dans T.
En effet, il suffit d’établir le critère dans la théorie T0, dont x n’est pas une constante. Le théorème R⇔(non non R) donne par C3 (I, p. 23), les théorèmes
(∃x)R⇒(τx(R)∣x)(non non R)
et
(∃x)(non non R)⇒(τx(non non R)∣x)R.
Appliquant S5, on en déduit dans T0 les théorèmes
(∃x)R⇒(∃x)(non non R),
et
(∃x)(non non R)⇒(∃x)R,
d’où le théorème (∃x)R⇔(∃x)(non non R). Or, (∃x)(non non R) est équivalente dans T0 à « non(∀x)(non R) », c’est-à-dire à « non(∀x)(non R) ». D’où le critère.
Les critères C28 et C29 permettent de déduire les propriétés d’un des quantificateurs de celles de l’autre.
C30. — Soient R une relation de T, T un terme de T, x une lettre. La relation (∀x)R⇒(T∣x)R est un théorème de T.
D’après S5, (T∣x)(non R)⇒(τx(non R)∣x)(non R) est un axiome. Cette relation est identique à
(non (T∣x)R)⇒(non (τx(non R)∣x)R).
Donc (τx(non R)∣x)R⇒(T∣x)R est un théorème de T. On conclut par application de C26 (I, p. 32).
Soit R une relation de T. D’après C26, C27 et C30, il revient au même (lorsque la lettre x n’est pas une constante de T) d’énoncer dans T le théorème R, ou le théorème (∀x)R, ou enfin d’énoncer la règle métamathématique : si T est un terme quelconque de T, (T∣x)R est un théorème de T.
C31. — Soient R et S des relations de T, et x une lettre qui n’est pas une constante de T. Si R⇒S (resp. R⇔S) est un théorème de T, (∀x)R⇒(∀x)S et (∃x)R⇒(∃x)S (resp. (∀x)R⇔(∀x)S et (∃x)R⇔(∃x)S) sont des théorèmes de T.
En effet, supposons que R⇒S soit un théorème de T. Adjoignons l’hypothèse (∀x)R (où x ne figure pas). Alors R, donc S, donc aussi (∀x)S, sont vraies. Par suite (∀x)R⇒(∀x)S est un théorème de T. Il en résulte que, si R⇔S est un théorème de T, il en est de même de (∀x)R⇔(∀x)S. Les règles relatives à ∃ s’en déduisent par emploi de C29.
C32. — Soient R et S des relations de T, et x une lettre. Les relations
(∀x)(R et S)⇔((∀x)R et (∀x)S)
(∃x)(R ou S)⇔((∃x)R ou (∃x)S)
sont des théorèmes de T.
En effet, il suffit d’établir ces critères dans T0, dont x n’est pas une constante. Si (∀x)(R et S) est vraie, « R et S » est vraie, donc chacune des relations R, S est vraie ; par suite chacune des relations (∀x)R, (∀x)S est vraie, donc
« (∀x)R et (∀x)S »
est vraie. On voit de même que, si « (∀x)R et (∀x)S » est vraie, (∀x)(R et S) est vraie. D’où le premier théorème. Le deuxième s’en déduit par emploi de C29.
On aura soin de noter que si (∀x)(R ou S) est un théorème de T, on ne peut en conclure que (∀x)R ou (∀x)S soit un théorème de T. Intuitivement, dire que la relation (∀x)(R ou S) est vraie signifie que, pour tout objet x, l’une au moins des relations R, S est vraie; mais, en général, une seule d’eux sera vraie, et suivant le choix de x, ce pourra être l’une ou l’autre des relations R, S. On voit de même que si (∃x)R et (∃x)S est un théorème de T, on ne peut en conclure que (∃x)(R et S) soit un théorème de T. On a toutefois le critère suivant:
C33. Soient R et S des relations de T, et x une lettre qui ne figure pas dans R. Les relations
(∀x)(R ou S)⇔(R ou (∀x)S)
(∃x)(R et S)⇔(R et (∃x)S)
sont des théorèmes de T.
En effet, il suffit d’établir le critère dans T0, dont x n’est pas une constante. Soit T′ la théorie obtenue en adjoignant (∀x)(R ou S) aux axiomes de T0. Dans T′, «R ou S», donc (non R)⇒S, sont des théorèmes. Si «non R» est vraie (hypothèse où x ne figure pas), S, donc aussi (∀x)S, sont vraies. Donc (non R)⇒(∀x)S est un théorème de T′, et par suite (∀x)(R ou S)⇒(R ou (∀x)S) est un théorème de T0. De même, si «R ou (∀x)S» est vraie, «R ou S», donc (∀x)(R ou S), sont vraies. Par suite (R ou (∀x)S)⇒(∀x)(R ou S) est un théorème de T0. La règle relative à ∃ en déduit par emploi de C29.
C34. Soient R une relation, x et y des lettres. Les relations
(∀x)(∀y)R⇔(∀y)(∀x)R
(∃x)(∃y)R⇔(∃y)(∃x)R
(∃x)(∀y)R⇒(∀y)(∃x)R
sont des théorèmes de T.
En effet, il suffit d’établir le critère dans T0, dont x, y ne sont pas des constantes. Si (∀x)(∀y)R est vraie, (∀y)R, donc R, donc (∀x)R, donc (∀y)(∀x)R sont vraies. De même, si (∀y)(∀x)R est vraie, (∀x)(∀y)R est vraie. D’où le premier théorème. Le deuxième s’en déduit par emploi de C29. Enfin, puisque (∀y)R⇒R est un théorème de T0, il en est de même de (∃x)(∀y)R⇒(∃x)R d’après C31; si (∃x)(∀y)R est vraie, (∃x)R est donc vraie, et par suite aussi (∀y)(∃x)R. D’où le troisième théorème.
Par contre, si (∀y)(∃x)R est un théorème de T, on ne peut en conclure que (∃x)(∀y)R est un théorème de T. Intuitivement, dire que la relation (∀y)(∃x)R est vraie signifie qu’étant donné un objet y quelconque, il y a un objet x tel que R soit une relation vraie entre les objets x et y. Mais l’objet x dépendra en général du choix de l’objet y. Au contraire, dire que (∃x)(∀y)R est vraie signifie qu’il y a un objet fixe x tel que R soit une relation vraie entre cet objet et tout objet y.
4. Quantificateurs typiques
Soient A et R des assemblages, et x une lettre. On désigne l’assemblage (∃Ax)(A et R) par (∃Ax)R, et l’assemblage «non (∃Ax)(non R)» par (∀Ax)R. Les symboles
E I.36 DESCRIPTION DE LA MATHÉMATIQUE FORMELLE § 4
abréviateurs ∃A et ∀A sont appelés quantificateurs typiques. On notera que la lettre x ne figure pas dans les assemblages désignés par
(∃Ax)R(∀Ax)R.
CS10. — Soient A et R des assemblages, x et x′ des lettres. Si x′ ne figure ni dans R ni dans A, (∃Ax)R et (∀Ax)R sont identiques respectivement à (∃A′x′)R′ et (∀A′x′)R′, où R′ est (x′∣x)R, et où A′ est (x′∣x)A.
CS11. — Soient A, R, U des assemblages, x et y des lettres distinctes. Si x ne figure pas dans U, les assemblages (U∣y)(∃Ax)R et (U∣y)(∀Ax)R sont identiques respectivement à (∃A′x)R′ et (∀A′x)R′, où R′ est (U∣y)R et où A′ est (U∣y)A.
Ces règles résultent aussitôt des critères CS8, CS9 (I, p. 32), CS5 (I, p. 17) et CS6 (I, p. 29).
CF12. — Soient A et R des relations de T, et x une lettre. Alors, (∃Ax)R et (∀Ax)R sont des relations de T.
Cela résulte aussitôt de CF11 (I, p. 32), CF9 (I, p. 29) et CF2 (I, p. 19).
Intuitivement, considérons A et R comme exprimant des propriétés de x. Il peut arriver que, dans une série de démonstrations, on ne s’intéresse qu’aux objets vérifiant A. Dire qu’il existe un objet vérifiant A tel que R, c’est dire qu’il existe un objet tel que « A et R » ; d’où la définition de ∃A. Dire que tous les objets vérifiant A ont la propriété R, c’est dire qu’il n’existe pas d’objets vérifiant A et tels que « non R » ; d’où la définition de ∀A. Dans la pratique, ces signes sont remplacés par des phrases assez diverses suivant la nature de la relation A. \* On dira par exemple : « quel que soit l’entier x, R », « il existe un élément x de l’ensemble E tel que R », etc.*
CS5. — Soient A et R des relations de T, x une lettre. Les relations (∀Ax)R et (∀x)(A⇒R) sont équivalentes dans T.
En effet, la relation (∀Ax)R est identique à
« non (∃x)(A et (non R)) ».
Or, « A et (non R) » est équivalente dans T0 à non(A⇒R), donc
« non (∃x)(A et (non R)) »
est équivalente dans T0 à « non (∃x)(non (A⇒R)) » d’après C31 (I, p. 34), et cette dernière relation est identique à (∀x)(A⇒R). Le critère est donc établi dans T0, et par suite dans T.
On a souvent à démontrer des relations de la forme (∀Ax)R. On le fait généralement en s’aidant d’un des deux critères suivants :
C36. — Soient A et R des relations de T, x une lettre. Soit T′ la théorie obtenue en adjoignant A aux axiomes de T. Si x n’est pas une constante de T, et si R est un théorème de T′, (∀Ax)R est un théorème de T.
En effet, A⇒R est un théorème de T d’après le critère de la déduction, donc (∀Ax)R est un théorème de T d’après C27 (I, p. 32) et C35.
En pratique, on indique qu’on va employer cette règle par une phrase du genre suivant : « Soit x un élément quelconque tel que A. » Dans la théorie T′ ainsi constituée, on cherche à démontrer R. On ne peut naturellement affirmer que R soit elle-même un théorème de T.
C37. Soient A et R des relations de T, x une lettre. Soit T′ la théorie obtenue en adjoignant les relations A et « non R » aux axiomes de T. Si x n’est pas une constante de T, et si T′ est contradictoire, (∀Ax)R est un théorème de T.
En effet, la théorie T′ est équivalente à la théorie obtenue en adjoignant « non (A⇒R) » aux axiomes de T. D’après la méthode de réduction à l’absurde, A⇒R est un théorème de T, donc aussi (∀Ax)R d’après C27 (I, p. 32) et C35.
En pratique, on dit : « Supposons qu’il existe un objet x vérifiant A, pour lequel R soit fausse », et on cherche à établir une contradiction.
Les propriétés des quantificateurs typiques sont analogues à celles des quantificateurs :
C38. Soient A et R des relations de T, x une lettre. Les relations
non(∀Ax)R⟺(∃Ax)(non R),
non(∃Ax)R⟺(∀Ax)(non R)
sont des théorèmes de T.
C39. Soient A, R et S des relations de T, et x une lettre qui n’est pas une constante de T. Si la relation A⇒(R⇒S) (resp. A⇒(R⇔S)) est un théorème de T, les relations
(∃Ax)R⇒(∃Ax)S,(∀Ax)R⇒(∀Ax)S
(resp.
(∃Ax)R⇔(∃Ax)S,(∀Ax)R⇔(∀Ax)S
)
sont des théorèmes de T.
C40. Soient A, R et S des relations de T, et x une lettre. Les relations
(∀Ax)(R et S)⇔((∀Ax)R et (∀Ax)S)
(∃Ax)(R ou S)⇔((∃Ax)R ou (∃Ax)S)
sont des théorèmes de T.
C41. Soient A, R et S des relations de T, et x une lettre qui ne figure pas dans R. Les relations
(∀Ax)(R ou S)⇔(R ou (∀Ax)S)
(∃Ax)(R et S)⇔(R et (∃Ax)S)
sont des théorèmes de T.
C42. Soient A, B, R des relations de T, x et y des lettres. Si x ne figure pas dans B, et si y ne figure pas dans A, les relations
(∀Ax)(∀By)R⇔(∀By)(∀Ax)R
(∃Ax)(∃By)R⇔(∃By)(∃Ax)R
(∃Ax)(∀By)R⇒(∀By)(∃Ax)R
sont des théorèmes de T.
E I.38 DESCRIPTION DE LA MATHÉMATIQUE FORMELLE § 5
A titre d’exemple, démontrons une partie de C42. La relation (∃ax)(∃by)R est identique à (∃x)(A et (∃y)(B et R)), donc est équivalente dans T0 (puisque y ne figure pas dans A) à (∃x)(∃y)(A et (B et R)), d’après C33 et C31. De même, (∃by)(∃ax)R est équivalente à (∃y)(∃x)(B et (A et R)). On conclut par application de C31 et C34 (I, p. 35).
\* Comme exemple d’application des critères précédents, considérons la relation suivante: « la suite de fonctions numériques (fn) converge uniformément vers 0 dans [0,1] », ce qui signifie: « pour tout ϵ>0, il existe un entier n tel que, pour tout x∈[0,1] et pour tout entier m≥n, on ait ∣fm(x)∣≤ϵ ». Supposons qu’on veuille prendre la négation de cette relation (par exemple pour faire un raisonnement par l’absurde); le critère C38 montre que cette négation est équivalente à la relation suivante: « il existe un ϵ>0 tel que, pour tout entier n, il existe un x∈[0,1] et un m≥n pour lesquels ∣fm(x)∣>ϵ ». \*
Exercices
Dans tous ces exercices, T désigne une théorie quantifiée.
See the exercises for § 4.