Bourbaki

Exercice 16, § 4

Espaces vectoriels topologiques, II, p. 80

a) Soit E un espace vectoriel ayant une base dénombrable. Montrer que la topologie localement convexe la plus fine sur E est la plus fine des topologies sur E (compatibles ou non avec la structure d’espace vectoriel de E) qui induisent sur chaque sous-espace de E de dimension finie la topologie canonique. b) Soient E0E_0 un espace de Banach de dimension infinie, E l’espace vectoriel somme directe de E0E_0 et de R(N)\mathbf{R}^{(N)}, EpE_p le sous-espace de E somme directe de E0E_0 et de Rp\mathbf{R}^p (identifié au produit des pp premiers facteurs de R(N)\mathbf{R}^{(N)}) ; on munit EpE_p de la topologie produit de celles de ses facteurs, de sorte que la topologie de EpE_p est induite par celle de Ep+1E_{p+1}. Montrer que sur EE la topologie limite inductive de celles des EpE_p n’est pas la plus fine des topologies (compatibles ou non avec la structure d’espace vectoriel de EE) qui induisent sur chaque EpE_p une topologie moins fine que celle de EpE_p. On pourra procéder de la façon suivante :

α\alpha Soit qq une norme sur E0E_0 définissant une topologie strictement moins fine que celle de E0E_0 (II, p. 79, exerc. 5). Pour tout ε>0\varepsilon > 0, on définit une application fεf_\varepsilon de E0E_0 dans R+\mathbf{R}_+ par la relation fε(x)=sup⁡(q(x),ε−∥x∥)f_\varepsilon(x) = \sup(q(x), \varepsilon - \|x\|). Montrer que fεf_\varepsilon est continue et >0> 0 dans E0E_0 et que inf⁡∥x∥=εfε(x)=0\inf_{\|x\|=\varepsilon} f_\varepsilon(x) = 0.

β\beta Soit UU la partie de EE formée des (x,(tn))(x, (t_n)) tels que tn<f1/n(x)t_n < f_{1/n}(x) pour tout nn. Montrer que U∩EpU \cap E_p est ouvert dans EpE_p pour tout pp.

γ\gamma Montrer que si V⊂UV \subset U est un ensemble convexe absorbant, V∩E0V \cap E_0 ne peut contenir aucune boule de centre 0 dans E0E_0.

Solution

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