Exercice 17, § 4
Espaces vectoriels topologiques, II, p. 81
Pour toute partie d’un groupe commutatif , noté additivement, et tout entier , on note l’ensemble des éléments de la forme , où pour tout . On dit qu’une partie de est convexe si, pour tout entier , la relation entraîne .
Montrer que si un groupe topologique commutatif (noté additivement) est isomorphe à un sous-groupe du groupe additif d’un espace vectoriel localement convexe (muni de la topologie induite), il existe dans un système fondamental de voisinages de 0 convexes et symétriques.
Inversement, soit un groupe commutatif (noté additivement) topologique séparé, dans lequel il existe un système fondamental de voisinages de 0 convexes et symétriques. Montrer que est sans torsion, et peut par suite être considéré (algébriquement) comme sous-groupe du groupe additif d’un espace vectoriel sur le corps (A, II, p. 117, cor. 1). Pour tout ensemble , soit l’ensemble des éléments , où et parcourt l’ensemble des nombres rationnels tels que ; montrer que est symétrique et convexe (au sens défini ci-dessus). En déduire que si, en outre, il n’existe aucun sous-groupe ouvert de distinct de lui-même, les ensembles forment un système fondamental de voisinages de 0 pour une topologie compatible avec la structure d’espace vectoriel de sur ( étant muni de sa topologie usuelle); conclure que dans ce cas est isomorphe à un sous-groupe du groupe additif d’un espace localement convexe séparé.
Soit le groupe , ordonné lexicographiquement (A, VI, p. 7); on considère sur la topologie séparée , qui est compatible avec sa structure de groupe (TG, IV, p. 45, exerc. 1). Montrer que pour cette topologie il existe un système fondamental de voisinages de 0 convexes et symétriques, mais que n’est isomorphe à aucun sous-groupe du groupe additif d’un espace vectoriel topologique séparé sur .
Solution
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