Bourbaki

Exercice 7, § 1

Espaces vectoriels topologiques, IV, p. 48

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient F l’espace somme directe R(N)\mathbf{R}^{(\mathbf{N})}, G l’espace ℓ1(N)\ell^1(\mathbf{N}) (I, p. 4, Exemple) ; F et G sont mis en dualité par la forme bilinéaire

(x,y)↦∑nξnηn (x, y) \mapsto \sum_n \xi_n \eta_n
pour x=(ξn)∈Fx = (\xi_n) \in F et y=(ηn)∈Gy = (\eta_n) \in G. a) Montrer que, dans F, tout ensemble K convexe et compact pour σ(F,G)\sigma(F, G) est de dimension finie. (Supposant le contraire, soient (nk)(n_k) une suite strictement croissante d’entiers >0> 0, et (ak)(a_k) une suite de points de K telle que les composantes de aka_k d’indice >nk> n_k soient nulles, mais que celle d’indice nkn_k soit ≠0\neq 0. Montrer qu’il existe une suite (tk)(t_k) de nombres >0> 0 telle que ∑ktk<+∞\sum_k t_k < + \infty et que, dans l’espace de Banach B(N)\mathscr{B}(\mathbf{N}) des suites bornées de nombres réels, le point ∑ktkak\sum_k t_k a_k ait ses composantes d’indice nin_i non nulles pour tout ii; en déduire que la suite des sommes partielles sp=∑k=1ptkaks_p = \sum_{k=1}^p t_k a_k ne peut avoir de valeur d’adhérence dans F pour σ(F,G)\sigma(F, G).

b) Montrer qu’il existe dans F des ensembles compacts pour σ(F, G) et de dimension infinie (remarquer que G est le dual de F pour la topologie induite sur F par la topologie d’espace normé de B(N)\mathscr{B}(N)). Montrer qu’il existe aussi dans F des ensembles précompacts pour σ(F, G) et non relativement compacts. c) Déduire de a) et b) que l’on a τ(G, F) = σ(G, F), mais que τ(G, F) est distincte de la topologie de la convergence uniforme dans les parties de F compactes pour σ(F, G).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.