Espaces vectoriels topologiques, IV, p. 71
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a)** Soit E un espace de Banach. Pour une suite infinie (xn) de points de E, les propriétés suivantes sont équivalentes : α) La série de terme général xn est commutativement convergente (TG, III, p. 44). β) Pour toute partie I de N, la série définie par la suite (xn)n∈I est convergente (TG, III, p. 39, prop. 2 et p. 79, exerc. 4). γ) Pour toute suite (εn) de nombres égaux à 1 ou à −1, la série de terme général εnxn est convergente. δ) Pour tout ε>0, il existe une partie finie J de N telle que, pour toute partie finie H de N ne rencontrant pas J, on ait
n∈H∑∥xn∥≤ε.
b) Soit (en) une base banachique de E. Les propriétés suivantes sont équivalentes : α) Pour toute permutation π de N, la suite (eπ(n)) est une base banachique de E. β) Pour toute suite (εn) de nombres égaux à 1 ou à −1, la suite (εnen) est une base banachique de E. γ) Pour tout x=∑n=0∞ξnen dans E et toute suite (ηn)n∈N pour laquelle ∣ηn∣≤∣ξn∣ pour tout n∈N, la série de terme général ηnen converge dans E. δ) Pour tout x=∑n=0∞ξnen dans E et toute suite strictement croissante (nk)k∈N d’entiers ≥0, la série de terme général ξnkenk converge dans E. ε) Il existe un nombre réel M>0 tel que, pour toute partie finie J de N et tout x=∑n=0∞ξnen dans E, on ait
∥n∈J∑ξnen∥≤M∥x∥. (Pour prouver que α) entraîne ε), raisonner comme dans IV, p. 70, exerc. 14. Pour prouver que β) entraîne γ), se ramener au cas où les
ξn et les
ηn sont réels, et considérer les sommes
n=p∑q⟨ηnen,x′⟩ pour
x′∈E′.) Lorsque ces conditions sont remplies, on dit que
(en) est une base banachique
inconditionnelle de E. c) On suppose la base
(en) inconditionnelle. Montrer qu’il existe un nombre réel
K>0 tel que, pour toute suite
(εn) de nombres égaux à 1 ou
−1 et pour tout
x=∑n=0∞ξnen dans E, on a
∥n=0∑∞εnξnen∥≤M∥x∥ (même méthode que dans IV, p. 70, exerc. 14). En déduire que pour toute suite bornée
(λn) de scalaires et tout
x=∑n=0∞ξnen dans X, on a
∥n=0∑∞λnξnen∥≤2Knsup∣λn∣⋅∥n=0∑∞ξnen∥ (raisonner comme pour prouver que β) entraîne γ) dans b)).