Bourbaki

Exercice 16, § 5

Espaces vectoriels topologiques, IV, p. 71

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a)** Soit E un espace de Banach. Pour une suite infinie (xn)(x_n) de points de E, les propriétés suivantes sont équivalentes : α) La série de terme général xnx_n est commutativement convergente (TG, III, p. 44). β) Pour toute partie I de N\mathbf{N}, la série définie par la suite (xn)n∈I(x_n)_{n\in I} est convergente (TG, III, p. 39, prop. 2 et p. 79, exerc. 4). γ) Pour toute suite (εn)(\varepsilon_n) de nombres égaux à 1 ou à −1-1, la série de terme général εnxn\varepsilon_n x_n est convergente. δ) Pour tout ε>0\varepsilon > 0, il existe une partie finie J de N\mathbf{N} telle que, pour toute partie finie H de N\mathbf{N} ne rencontrant pas J, on ait

∑n∈H∥xn∥≤ε.\sum_{n\in H} \|x_n\| \leq \varepsilon.

b) Soit (en)(e_n) une base banachique de E. Les propriétés suivantes sont équivalentes : α) Pour toute permutation π\pi de N\mathbf{N}, la suite (eπ(n))(e_{\pi(n)}) est une base banachique de E. β) Pour toute suite (εn)(\varepsilon_n) de nombres égaux à 1 ou à −1-1, la suite (εnen)(\varepsilon_n e_n) est une base banachique de E. γ) Pour tout x=∑n=0∞ξnenx = \sum_{n=0}^\infty \xi_n e_n dans E et toute suite (ηn)n∈N(\eta_n)_{n\in\mathbf{N}} pour laquelle ∣ηn∣≤∣ξn∣|\eta_n| \leq |\xi_n| pour tout n∈Nn \in \mathbf{N}, la série de terme général ηnen\eta_n e_n converge dans E. δ) Pour tout x=∑n=0∞ξnenx = \sum_{n=0}^\infty \xi_n e_n dans E et toute suite strictement croissante (nk)k∈N(n_k)_{k\in\mathbf{N}} d’entiers ≥0\geq 0, la série de terme général ξnkenk\xi_{n_k} e_{n_k} converge dans E. ε) Il existe un nombre réel M>0M > 0 tel que, pour toute partie finie J de N\mathbf{N} et tout x=∑n=0∞ξnenx = \sum_{n=0}^\infty \xi_n e_n dans E, on ait

∥∑n∈Jξnen∥≤M∥x∥.\|\sum_{n\in J} \xi_n e_n\| \leq M \|x\|.
(Pour prouver que α) entraîne ε), raisonner comme dans IV, p. 70, exerc. 14. Pour prouver que β) entraîne γ), se ramener au cas où les ξn\xi_n et les ηn\eta_n sont réels, et considérer les sommes
∑n=pq⟨ηnen,x′⟩\sum_{n=p}^q \langle \eta_n e_n, x' \rangle
pour x′∈E′x' \in E'.) Lorsque ces conditions sont remplies, on dit que (en)(e_n) est une base banachique inconditionnelle de E. c) On suppose la base (en)(e_n) inconditionnelle. Montrer qu’il existe un nombre réel K>0K > 0 tel que, pour toute suite (εn)(\varepsilon_n) de nombres égaux à 1 ou −1-1 et pour tout x=∑n=0∞ξnenx = \sum_{n=0}^\infty \xi_n e_n dans E, on a
∥∑n=0∞εnξnen∥≤M∥x∥\|\sum_{n=0}^\infty \varepsilon_n \xi_n e_n\| \leq M \|x\|
(même méthode que dans IV, p. 70, exerc. 14). En déduire que pour toute suite bornée (λn)(\lambda_n) de scalaires et tout x=∑n=0∞ξnenx = \sum_{n=0}^\infty \xi_n e_n dans X, on a
∥∑n=0∞λnξnen∥≤2Ksup⁡n∣λn∣⋅∥∑n=0∞ξnen∥\|\sum_{n=0}^\infty \lambda_n \xi_n e_n\| \leq 2K \sup_n |\lambda_n| \cdot \|\sum_{n=0}^\infty \xi_n e_n\|
(raisonner comme pour prouver que β) entraîne γ) dans b)).

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.