Bourbaki

Exercice 18, § 5

Espaces vectoriels topologiques, IV, p. 72

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) On considère, dans l’espace RN\mathbf{R}^{\mathbf{N}} de toutes les suites infinies de nombres réels, l’ensemble J des suites x=(ξn)x = (\xi_n) pour lesquelles le nombre

∥x∥=sup⁡((ξp1−ξp2)2+(ξp2−ξp3)2+⋯+(ξpm−1−ξpm)2+ξpm+12)1/2 \|x\| = \sup((\xi_{p_1} - \xi_{p_2})^2 + (\xi_{p_2} - \xi_{p_3})^2 + \cdots + (\xi_{p_{m-1}} - \xi_{p_m})^2 + \xi_{p_m+1}^2)^{1/2}
est fini, la borne supérieure étant prise pour tous les entiers m≥1m \geq 1 et toutes les suites strictement croissantes d’entiers p1<p2<⋯<pm+1p_1 < p_2 < \cdots < p_{m+1}. Montrer que ∥x∥\|x\| est une norme sur J et que pour cette norme J est un espace de Banach. Pour tout x∈Ex \in E, montrer que la suite (ξn)(\xi_n) a une limite finie u(x)u(x) et que uu est une forme linéaire ≠0\neq 0 et continue dans E ; on désigne par J0J_0 l’hyperplan fermé de J d’équation u(x)=0u(x) = 0 (espace de R. C. James). b) Montrer que les vecteurs en=(δmn)m≥0e_n = (\delta_{mn})_{m \geq 0} forment une base banachique de J0J_0, et que cette base est contractante (IV, p. 70, exerc. 15). (Pour prouver ce dernier point, raisonner comme dans l’exerc. 17, a), en montrant que la suite (yk)(y_k) construite est telle que la série de terme général yk/ky_k/k soit convergente dans E, ce qui entraîne contradiction.) c) Montrer que l’application identique de J0J_0 sur lui-même se prolonge en un isomorphisme d’espaces vectoriels topologiques du bidual fort J0′′J_0'' sur J, de sorte que J0′′/J0J_0''/J_0 est de dimension 1 (utiliser IV, p. 70, exerc. 15, b)). En déduire qu’aucune base banachique de J0J_0 ne peut être inconditionnelle (exerc. 17, c)). d) Soient H1,H2H_1, H_2 les sous-espaces vectoriels fermés de J0J_0 engendrés respectivement par les e2ne_{2n} et les e2n+1e_{2n+1} pour n≥0n \geq 0. Montrer que H1H_1 et H2H_2 sont isomorphes, en tant qu’espaces vectoriels topologiques, à l’espace de Hilbert ℓ2(N)\ell^2(\mathbf{N}), et que J0J_0 n’est pas somme de H1H_1 et H2H_2. \ e) Montrer qu’il n’existe sur J0J_0 aucune structure d’espace localement convexe complexe ayant la structure d’espace localement convexe réel de J0J_0 comme structure sous-jacente (cf. IV, p. 52, exerc. 3).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.