Espaces vectoriels topologiques, V, p. 68
It is set in small type as supplementary.
Les notations sont celles de l’exerc. 35.
a) Soient a un vecteur de norme 1 dans E, Kε l’ensemble des x∈S tels que ∣⟨x∣a⟩∣⩽sinε et Lε l’ensemble des x∈S tels que d(x,Sa)⩾ε (où Sa est l’ensemble des points de S orthogonaux à a). Montrer que pour ε>0 assez petit, on a m(Kε)⩾4e−nε2/2 et m(Lε)⩽4e−nε2/2 (on pourra remarquer que l’image de la mesure m par l’application x↦⟨x∣a⟩ de S dans l’intervalle (−1,1) de R est de la forme cn(1−t2)(n−3)/2dt avec une constante cn>0 convenable).
b) Soient f une application continue de S dans R et M(f) un nombre réel tel que l’ensemble des x∈S tels que f(x)⩽M(f) (resp. f(x)⩾M(f)) soit de mesure ⩾21 pour m. Soit B l’ensemble des x∈S tels que f(x)=M(f). Déduire de a) que, pour tout ε>0 assez petit, l’ensemble des x∈S tels que d(x,B)⩾ε a une mesure pour m au plus égale à 4e−nε2/2.
c) Pour tout ε>0, soit h(n,ε) le plus petit entier h⩾1 pour lequel il existe des points x1,…,xh de S tels que S=⋃i=1hB(xi,ε). Montrer que l’on a limε→0(logh(n,ε))/∣logε∣=n.
d) Rappelons que E est un espace hilbertien réel de dimension n. Soient k un entier positif et ε,ε′ deux nombres strictement positifs tels que 4h(k,ε)<enε′/2. Soit f une application de S dans R telle que ∣f(x)−f(y)∣⩽∥x−y∥ pour x,y dans S, et M(f) un nombre réel satisfaisant à la relation énoncée dans b). Montrer qu’il existe un sous-espace vectoriel F de E, de dimension k, satisfaisant à la condition suivante : pour tout x∈F∩S, il existe un point y de F∩S tel que ∥x−y∥<ε et ∣f(y)−M(f)∣⩽ε′.