Bourbaki

Exercice 16, § 2

Espaces vectoriels topologiques, V, p. 72

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

a) Soit Λ\Lambda l’ensemble des applications croissantes λ:N→R+∗\lambda : \mathbf{N} \to \mathbf{R}_+^*; pour tout entier n≥0n \geq 0, et tout λ∈Λ\lambda \in \Lambda, on pose φn(λ)=λ(n)\varphi_n(\lambda) = \lambda(n). Soit E l’ensemble des applications x:Λ→Cx : \Lambda \to \mathbf{C} telles que, pour chaque n∈Nn \in \mathbf{N}, on ait pn(x)=(∑λ∈Λ∣x(λ)∣2φn(λ))1/2<+∞p_n(x) = (\sum_{\lambda \in \Lambda} |x(\lambda)|^2 \varphi_n(\lambda))^{1/2} < + \infty. Montrer que E est un espace vectoriel sur lequel les pnp_n sont des semi-normes définissant une structure d’espace de Fréchet réflexif. b) Soit B un ensemble borné dans E, et soit αn=sup⁡x∈Bpn(x)\alpha_n = \sup_{x \in B} p_n(x); soit λ0\lambda_0 un élément de Λ\Lambda tel que lim⁡n→∞λ0(n)−1αn2=0\lim_{n \to \infty} \lambda_0(n)^{-1} \alpha_n^2 = 0. Montrer que l’on a x(λ0)=0x(\lambda_0) = 0 pour tout x∈Bx \in B, et par suite que l’ensemble B n’est pas total dans E. c) Soit (Un)(U_n) un système fondamental dénombrable de voisinages de 0 convexes et équilibrés dans E ; si UnoU_n^o est métrisable pour la topologie forte sur E’, il existe une suite (Bnm)m≥0(B_{nm})_{m \geq 0} d’ensembles bornés dans E telle que les ensembles Bnmo∩UnoB_{nm}^o \cap U_n^o forment un système fondamental de voisinages de 0 dans UnoU_n^o pour la topologie forte. Déduire de b) qu’il existe un entier nn tel que UnoU_n^o ne soit pas métrisable pour la topologie forte (utiliser l’exerc. 5 de III, p. 39).

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.