Espaces vectoriels topologiques, V, p. 76
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soient E un espace hilbertien, u un endomorphisme positif de E. a) Montrer que pour tout x∈E, on a
∥u(x)∥2≤∥u∥⟨u(x)∣x⟩ (observer que
⟨u(x)∣u(x)⟩2≤⟨u(x)∣x⟩⟨u2(x)∣u(x)⟩ en vertu de V, p.3, prop. 2). b) Soient M un sous-espace vectoriel fermé de E,
M∘ son supplémentaire orthogonal. Soit
x∈M, et soit
f(x) la borne inférieure de
⟨u(x+y)∣x+y⟩ lorsque
y parcourt
M∘. Pour tout
ε>0, soit
E(x,ε) l’ensemble des
y∈M∘ tels que
⟨u(x+y)∣x+y⟩≤f(x)+ε. Montrer que
E(x,ε) est convexe et que pour tout
z∈M∘, on a, pour
y∈E(x,ε), (
) ⟨u(x+y)∣z⟩2≤ε⟨u(z)∣z⟩ (considérer la fonction g:t↦⟨u(x+y+tz)∣x+y+tz⟩ de la variable réelle t, qui atteint son minimum en un point t0 et noter que g(t0)≥f(x) et g(0)≤f(x)+ε˙. c) Pour tout entier n≥1, soit yn∈E(x,1/n); montrer que la suite (u(x+yn)) tend vers une limite x1 qui appartient à M, et que la suite (⟨u(yn)∣yn⟩) est bornée (majorer les nombres ⟨u(yn−ym)∣yn−ym⟩ pour m≥n et ∣⟨u(x+yn)∣z⟩∣ pour z∈M∘ à l’aide de l’inégalité ()). d) Soit
(yn′) une suite de points de
M0 telle que
⟨u(yn′−ym′)∣yn′−ym′⟩ soit arbitrairement petit dès que
m et
n sont assez grands, et que la suite
(u(x+yn′)) ait une limite
x1′∈M; montrer que l’on a
x1′=x1. (Posant pour abréger
Q(z)=⟨u(z)∣z⟩ montrer d’abord que le nombre
Q((yp−yp′)−(yq−yq′)) est arbitrairement petit dès que
p et
q sont assez grands, et en déduire que la suite
(Q(yn−yn′)) est bornée; en utilisant le fait que
⟨x1′−x1∣yp−yp′⟩=0 pour tout
p, montrer que la suite
(Q(yn−yn′)) tend vers 0 et utiliser a.).)
e) Déduire de d) que le point x1 ne dépend pas du choix des yn∈E(x,1/n), et que si l’on pose u1(x)=x1, u1 est une application linéaire de M dans lui-même. Montrer que l’on a 0≤⟨u1(x)∣x⟩≤⟨u(x)∣x⟩ pour tout x∈M, et par suite que u1 est continue et est un endomorphisme ≥0 de M. (Remarquer que ⟨u(x+yn)∣yn⟩ tend vers 0 et ⟨u(x+yn)∣x+yn⟩ vers f(x).) f) Soit pM l’orthoprojecteur d’image M, et soit u0=u1∘pM. On a 0≤u0≤u, M est stable par u0 et la restriction de u0 à M∘ est nulle. Montrer que u0 est le plus grand élément de l’ensemble des endomorphismes v≥0 tels que v≤u, que M soit stable par v et que la restriction de v à M∘ soit nulle.