Bourbaki

Exercice 2, § 1

Intégration, III

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soit YY un espace localement compact non compact, dénombrable à l’infini, et soit (Yn)(Y_n) une suite croissante de parties compactes de YY formant un recouvrement de YY et telle que Yn⊂Y˙n+1Y_n \subset \dot{Y}_{n+1} pour tout nn, de sorte que toute partie compacte de YY est contenue dans l’un des YnY_n (Top. gén., chap. I, 3e éd., § 9, no 9, cor. 1 de la prop. 15). Soit βY\beta Y le compactifié de Stone-Čech de YY (Top. gén., chap. IX, 2e éd., § 1, exerc. 7), de sorte que l’espace C(βY;R)\mathscr{C}(\beta Y; \mathbf{R}) s’identifie à l’espace des fonctions numériques bornées et continues dans YY, et que YY est ouvert et dense dans βY\beta Y; pour toute fonction f∈C(βY;R)f \in \mathscr{C}(\beta Y; \mathbf{R}), Supp⁡(f)\operatorname{Supp}(f) est donc l’adhérence dans βY\beta Y de l’ensemble des y∈Yy \in Y tels que f(y)≠0f(y) \neq 0. On rappelle que si Z1,Z2Z_1, Z_2 sont deux parties de YY, fermées dans YY et sans point commun, alors leurs adhérences Z‾1,Z‾2\overline{Z}_1, \overline{Z}_2 dans βY\beta Y n’ont aucun point commun (Top. gén., chap. IX, 2e éd., § 4, exerc. 17).

Soit ω\omega un point de βY−Y\beta Y - Y, et soit X=βY−{ω}X = \beta Y - \{\omega\}. Montrer que sur l’espace K(X;R)\mathscr{K}(X; \mathbf{R}), la topologie limite inductive T\mathscr{T} définie au no 1 est identique à la topologie de la convergence uniforme. (Si pp est une semi-norme continue pour T\mathscr{T}, montrer, en raisonnant par l’absurde, qu’il existe un nombre c>0c > 0 tel que p(f)≤c∥f∥p(f) \leq c \|f\| pour toute fonction f∈K(X;R)f \in \mathscr{K}(X; \mathbf{R}). Dans le cas contraire, il existerait une suite (fn)(f_n) de fonctions de K(X;R)\mathscr{K}(X; \mathbf{R}) telle que ∥fn∥≤1,p(fn)≥n,Supp⁡(fn)∩Yn=∅,\|f_n\| \leq 1, p(f_n) \geq n, \operatorname{Supp}(f_n) \cap Y_n = \varnothing,

Supp⁡(fn)∩Supp⁡(fk)=∅ \operatorname{Supp}(f_n) \cap \operatorname{Supp}(f_k) = \varnothing

pour k<nk < n. Soit alors Zi (i=0,1)Z_i \ (i = 0, 1) la réunion des ensembles

Y∩Supp⁡(f2n+i); Y \cap \operatorname{Supp}(f_{2n+i});

montrer que l’un des deux ensembles Z0,Z1Z_0, Z_1 est relativement compact dans XX (Top. gén., chap. X, 2e éd., § 4, exerc. 7), et en déduire une contradiction.)

En déduire que, muni de la topologie T\mathscr{T}, l’espace K(X;R)\mathscr{K}(X; \mathbf{R}) n’est pas quasi-complet.

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.