Bourbaki marks this one as harder than the rest.
a) Soit f une fonction numérique telle que μ∗(f) (exerc. 5) soit fini. Montrer qu’il existe une fonction intégrable f1⩾f telle que μ(f1)=μ∗(f); si f2 est une seconde fonction intégrable telle que f2⩾f et μ(f2)=μ∗(f), f1 et f2 sont équivalentes.
b) Pour qu’une fonction numérique f soit intégrable, il faut et il suffit que μ∗(f) et μ∗(f) soient finis et égaux.
c) Soit f une fonction numérique telle que μ∗(f) et μ∗(f) soient tous deux finis; soient g et h deux fonctions intégrables telles que g≤f≤h et μ(g)=μ∗(f),μ(h)=μ∗(f). Montrer qu’on a
μ∗(f−g)=μ∗(h−f)=0,etμ∗(f−g)=μ∗(h−f)=μ∗(f)−μ∗(f).
d) Soient f1,f2 deux fonctions numériques telles que les nombres μ∗(f1),μ∗(f2),μ∗(f1) et μ∗(f2) soient tous finis; montrer que
μ∗(f1+f2)≤μ∗(f1)+μ∗(f2)≤μ∗(f1+f2) (si
g2 est une fonction intégrable telle que
f2≤g2 et
μ∗(f2)=μ(g2), remarquer que, pour toute fonction intégrable
h telle que
h≤f1+f2, on a
h−g2≤f1). En déduire que, si
f1 est intégrable, on a
μ∗(f1+f2)=μ(f1)+μ∗(f2),μ∗(f1+f2)=μ(f1)+μ∗(f2), et
μ∗(f1+f2)=μ∗(sup(f1,f2))+μ∗(inf(f1,f2)) (pour cette dernière relation, utiliser l’exerc. 1 du § 1).
e) Soit f une fonction intégrable. Pour qu’une fonction g, telle que μ∗(g) soit finie, soit intégrable, il faut et il suffit que
μ(f)=μ∗(g)+μ∗(f−g) (si
g1 est une fonction intégrable telle que
g≤g1 et
μ∗(g)=μ(g1), remarquer que
f−g1≤f−g).