Soit φ(t1,t2,…,tn) une fonction numérique finie satisfaisant aux conditions de la prop. 1 du chap. I. Montrer que si f1,f2,…,fn sont n fonctions numériques finies positives, intégrables et non négligeables, la fonction φ(f1,f2,…,fn) est intégrable et on a
∫φ(f1,f2,…,fn)dμ≤φ(∫f1dμ,∫f2dμ,…,∫fndμ).
En outre, pour que l’on ait
∫φ(f1,…,fn)dμ=φ(∫f1dμ,…,∫fndμ),
il faut et il suffit que, pour presque tout x∈X, le point de Rn dont les coordonnées sont ξi=fi(x)/φ(f1(x),…,fn(x)) appartienne à la facette par rapport à K du point dont les coordonnées sont
αi=(∫fidμ)/(∫φ(f1,…,fn)dμ)
(raisonner comme dans l’exerc. 2). En particulier, p et q désignant deux exposants conjugués tels que 1<p<+∞:
10 pour que deux fonctions numériques positives f∈Lp,g∈Lq soient telles que ∫fgdμ=Np(f)Nq(g), il faut et il suffit qu’il existe deux nombres α,β non tous deux nuls tels que l’on ait α(f(x))p=β(g(x))q presque partout;
20 pour que deux fonctions numériques positives f∈Lp,g∈Lp soient telles que Np(f+g)=Np(f)+Np(g), il faut et il suffit qu’il existe deux nombres α,β non tous deux nuls, tels que l’on ait αf(x)=βg(x) presque partout.