Bourbaki

Exercice 8, § 6

Intégration, V

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient T un espace compact, μ une mesure positive diffuse sur T, de masse totale 1.

a) Montrer qu’il existe une application continue π de T sur E = {0, 1} telle que l’image de μ par π soit la mesure de Lebesgue λ sur E. (Procéder comme dans la démonstration du th. d’Urysohn (Top. gén., chap. IX, § 4, th. 1) en définissant, pour tout t tel que 0 ≤ t ≤ 1, un ensemble ouvert U(t) ⊂ T, quarvable pour μ (chap. IV, 2e éd., § 5, exerc. 17), tel que U(0) = ∅, U(1) = T, U(t)‾⊂U(t′)\overline{U(t)} \subset U(t') pour t<t′t < t', et enfin μ(U(t))=t\mu(U(t)) = t; on utilisera l’exerc. 7 du § 5 pour prouver que, si V, W sont deux ensembles ouverts quarrables dans T tels que V‾⊂W\overline{V} \subset W et μ(V)<μ(W)\mu(V) < \mu(W), il existe un ensemble ouvert quarrable U tel que V‾⊂U⊂U‾⊂W\overline{V} \subset U \subset \overline{U} \subset W, et tel que

13μ(W−V)≤μ(U−V)≤23μ(W−V). \frac{1}{3}\mu(W - V) \leq \mu(U - V) \leq \frac{2}{3}\mu(W - V).
On appliquera enfin l’exerc. 5 a)).

b) Déduire de a) qu’il existe des parties de T qui ne sont pas μ-mesurables (chap. IV, § 4, exerc. 8), qu’il existe dans Lp(T,μ)\mathscr{L}^p(T, \mu) des suites qui convergent en moyenne d’ordre p vers 0 mais qui ne convergent vers 0 en aucun point de T, pour 1≤p<+∞1 \leq p < +\infty (chap. IV, § 3, exerc. 1), et des suites (fn)(f_n) telles que (f~n)(\tilde{f}_n) converge vers 0 pour la topologie affaiblie de Lp(T,μ)L^p(T, \mu) mais qui ne convergent pas en mesure vers 0 (§ 5, exerc. 19).

c) On suppose en outre T métrisable. Montrer qu’il existe une partie μ-négligeable N de T, une partie λ-négligeable M de E et un homéomorphisme π de E − M sur T − N tel que, si on prolonge (arbitrairement) π en une application φ de E dans T, et πˉ1\bar{\pi}^1 en une application ψ de T dans E, on ait φ(λ)=μ\varphi(\lambda) = \mu et ψ(μ)=λ\psi(\mu) = \lambda. (En utilisant l’exerc. 17 du chap. IV, 2e éd., § 5, montrer que, pour tout entier n>0n > 0, il existe une partition finie de T formée d’un ensemble μ-négligeable et d’ensembles ouverts quarrables, de diamètre ≤1/n\leq 1/n (pour une distance compatible avec la topologie de T) et de mesure ≤1/n\leq 1/n. En procédant par récurrence, en déduire par passage à la limite l’existence d’une application continue f de E − D dans T, où D est une partie dénombrable de E, telle que f(λ)=μf(\lambda) = \mu; montrer qu’on peut faire en sorte que f soit un homéomorphisme de E − D sur une partie de T de mesure 1) (cf. § 8, exerc. 14).

Solution

Aucune solution n’a encore été écrite.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.