Chapitre VI
Intégration vectorielle
Dans ce chapitre, si F désigne un espace vectoriel localement convexe séparé (sur ou ), on note son dual, son bidual, le dual algébrique de (espace de toutes les formes linéaires sur ) ; est un sous-espace vectoriel de , et s’identifie (en tant qu’espace vectoriel sans topologie) à un sous-espace vectoriel de . On désigne par l’espace vectoriel muni de la topologie affaiblie ; les qualificatifs « faible » et « faiblement » se rapportent à cette topologie.
Dans ce chapitre, désigne un espace localement compact, ou (resp. ) l’espace vectoriel des fonctions réelles (resp. complexes) sur , continues et à support compact ; pour toute partie de , (resp. ) désigne le sous-espace de (resp. ) formé des fonctions dont le support est contenu dans . Sauf mention expresse du contraire, l’espace (resp. ) sera muni de la topologie limite inductive des topologies de la convergence uniforme sur chacun des sous-espaces (resp. ), parcourant l’ensemble des parties compactes de .
Rappelons que cette topologie est plus fine que la topologie de la convergence uniforme, et par suite est séparée ; elle induit sur chacun des (resp. ) la topologie de la convergence uniforme (, chap. II, § 2, no 4, Remarque 3). L’espace s’identifie à l’espace obtenu à partir de par extension des scalaires de à . Dire qu’une forme linéaire sur est une mesure revient à dire qu’elle est continue (, chap. II, § 2, no 4).