Exercice 13, § 2
Intégration, VI
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soient G un espace tonnelé séparé, son dual; si, lorsqu’on munit F d’une topologie compatible avec la dualité entre F et G, est une mesure vectorielle sur T à valeurs dans F, est encore une mesure vectorielle lorsque F est muni de la topologie forte du dual de G.
On suppose scalairement de base ; est alors absolument continue par rapport à , lorsque F est muni de la topologie (exerc. 12 c)). Pour que soit absolument continue par rapport à lorsque F est muni de la topologie forte, il faut et il suffit que, pour toute partie compacte K de T et toute suite de parties -mesurables de K, l’image B par de l’adhérence dans de l’ensemble des fonctions étagées de valeur absolue , sur le clan engendré par la suite des (chap. IV, § 4, n° 8), contienne une partie dénombrable dense pour la topologie forte de . (Pour voir que la condition est suffisante, se ramener au cas où est un espace stonien (chap. IV, § 4, exerc. 10). Raisonner alors par l’absurde : si est une suite de parties à la fois ouvertes et fermées de K, en passant à un espace quotient métrisable de K (exerc. 10 a)), on peut supposer que les fonctions continues sur correspondant aux forment un ensemble total dans . D’autre part, en considérant le quotient de G par le sous-espace orthogonal à B, on peut supposer que B est total dans pour la topologie ; si est le sous-espace de engendré par , l'hypothèse entraîne alors que toute partie bornée de est précompacte et métrisable pour . On peut donc de toute suite bornée de points de extraire une suite de Cauchy pour ; montrer que si est une suite de Cauchy pour , et si on pose , la suite des classes des dans est une suite de Cauchy pour la topologie ; en conclure finalement une contradiction en utilisant les exerc. 17 et 18 du chap. V, § 5).
Solution
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