Exercice 26, § 2
Intégration, VI
Bourbaki marks this one as harder than the rest.
Soient S, T deux espaces compacts, f une fonction numérique finie définie dans S × T.
a) Pour que l’application s → f(s, .) de S dans soit une application continue de S dans l’espace muni de la topologie , il faut et il suffit que f soit bornée et que chacune des applications partielles () soit continue. (Pour voir que la condition est suffisante, montrer d’abord que l’image M de S par est compacte pour . Pour cela, remarquer que est continue lorsque est muni de la topologie de la convergence simple dans T ; utiliser le th. d’Eberlein (Esp. vect. top., chap. IV, § 2, exerc. 15) pour se ramener à prouver que toute suite a une valeur d’adhérence dans pour . Se ramener au cas où T est métrisable, en considérant un espace quotient convenable de T (cf. exerc. 10 a)), et remarquer que, sur une partie de relativement compacte pour la topologie de la convergence simple dans T, cette topologie est identique à la topologie de la convergence simple dans une partie partout dense de T. Obtenir ainsi une suite extraite de qui converge simplement dans T, et appliquer le th. de Lebesgue. Enfin, remarquer que sur M la topologie et la topologie de la convergence simple sont identiques.)
b) On suppose que chacune des applications partielles soit continue (). Montrer que, pour toute mesure positive μ sur S et tout , il existe une partie compacte K ⊂ S telle que et que la restriction de f à K × T soit continue. (Se ramener au cas où f est bornée ; appliquer a) et l’exerc. 25 c).)
c) Les hypothèses étant les mêmes que dans b), montrer que f est mesurable pour toute mesure ν sur S × T. (Appliquer b) à l’image de ν par la projection de S × T sur S.)
Solution
Aucune solution n’a encore été écrite.