a) Montrer qu’il existe sur Sn−1 une mesure ωn−1 invariante par O(n,R) et une seule à une constante près (considérer Sn−1 comme espace homogène pour O(n,R)). b) L’application (t,z)→tz permet d’identifier l’espace topologique Rn−{0} à l'espace topologique R+∗×Sn−1. Montrer que la mesure induite sur Rn−{0} par la mesure de Lebesgue de Rn s'identifie alors, à une constante près, à tn−1dt⊗dωn−1(z). (Utiliser le fait que la mesure de Lebesgue de Rn est invariante par O(n,R), et le fait que la mesure de Lebesgue de la boule fermée de centre 0 et de rayon r est proportionnelle à rn).
c) Soit Lh l'intersection de Sn−1 et de l'hyperplan xn=h. Les Lh non vides sont les classes d'intransitivité de O(n−1,R) dans Sn−1. Montrer que ωn−1 se met sous la forme ∫λhdν(h) où λh est une mesure invariante par O(n−1,R) portée par Lh et ν une mesure sur [−1,1]. Identifiant Lh à Sn−2 par z→hen+1−h2z, on peut supposer que λh=ωn−2. Soit Kθ la partie de Sn−1 définie par sinθ⩽xn⩽1. En calculant la mesure de Lebesgue de l'ensemble des tz (0⩽t⩽1, z∈Kθ), montrer que ωn−1(Kθ) est proportionnel à ∫θπ/2cosn−2φdφ. En déduire que, si l'on pose h=sinθ (−π/2⩽θ⩽π/2), la mesure ν s'identifie à cosn−2θdθ.