a) Soit L une algèbre associative sur K. Etant donnés k éléments x1,…,xk de L, on pose :
fk(x1,…,xk)=σ∈Sk∑xσ(1)⋯xσ(k).
Dans l’algèbre L⊗KK[T1,…,Tk], où les Ti sont des indéterminées, fk(x1,…,xk) est le coefficient de T1…Tk dans (x1T1+⋯+xkTk)k; c’est aussi le coefficient de T1…Tk dans :
j=0∑k−1(x1T1+⋯+xk−1Tk−1)jxkTk(x1T1+⋯+xk−1Tk−1)k−j−1.
Etant donnés deux éléments x,y de L, on définit gi,k−i(x,y) comme le coefficient de T1iT2k−i dans (xT1+yT2)k. Montrer que l’on a
i!(k−i)!gi,k−i(x,y)=fk(t1,…,tk)
avec th=x pour h≤i et th=y pour h≥i+1.
b) Lorsque L est considérée comme algèbre de Lie sur K, on a, dans LK(L) :
(adx)n=i=0∑n(−1)n−i(in)LxiRxn−i,
où Lx (resp. Rx) est la multiplication y↦xy (resp y↦yx).
En déduire que, si K est de caractéristique p (p premier), on a :
(1)
(adx)p.y=(adxp).y
(2)
(adx)p−1.y=i=0∑p−1xiyxp−1−i.
Déduire de (2) que :
fp−1(adx1,…,adxp−1).y=fp(x1,…,xp−1,y)
et :
gi,p−1−i(adx,ady).y=(p−i)gi,p−i(x,y).
Conclure que, pour deux éléments quelconques x,y de L, on a :
(3)
(x+y)p=xp+yp+Λp(x,y)
où :
Λp(x,y)=i=1∑p−1(p−i)−1gi,p−1−i(adx,ady).y
appartient à la sous-algèbre de Lie de L engendrée par x et y ("formules de Jacobson").