Soient R un système de racines, C une chambre. Posons B(C)={α1,…,αl},
R+(C)={α1,…,αl,αl+1,…,αs}
(les αi étant deux à deux distincts), et α=α1+⋯+αs.
a) Pour i=1,2,…,s, soit εi=±1. Soit α∗=ε1α1+⋯+εsαs. Si (α∗∣αi)>0 pour i=1,…,l, alors α∗=α et εi=1 pour tout i. (Soit γ (resp. δ) la somme des αi pour lesquels εi=1 (resp. −1). On a (γ∣αi)−(δ∣αi)>0, (γ∣αi)+(δ∣αi)=(αi∣αi), d’où
2(γ∣αi)>(αi∣αi);
comme 2(γ∣αi)/(αi∣αi)∈Z, on a (γ∣αi)≥(αi∣αi)=(α∣αi), d’où γ−α∈C, γ≥α, γ=α et δ=0.)
b) Pour i=1,2,…,s, soit εi=±1. Pour que l’ensemble des εiαi soit l’ensemble des racines > 0 relativement à une chambre, il faut et il suffit que α∗=∑iεiαi appartienne à une chambre. (Pour la suffisance, soit μi=±1 tel que (α∗∣μiαi)>0. Il existe w∈W(R) qui transforme l’ensemble des μiαi en l’ensemble des αi, donc α∗ en α∗∗=∑iεiμiασ(i) où σ∈Ss. Appliquant a), montrer que α∗∗=α, d’où μiεi=1.)