Bourbaki

Exercice 9, § 1

Étiquette 00TG, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 00TG].

Groupes et algèbres de Lie, VII

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

On conserve les notations de l’exercice précédent, et l’on suppose en outre que gg est nilpotente. a) Montrer que l’on peut choisir la base {e1,…,en}\{e_1, \ldots, e_n\} de telle sorte que, pour tout couple (i,j)(i, j), [ei,ej][e_i, e_j] soit combinaison linéaire des ehe_h où h>sup⁡(i,j)h > \sup(i, j). Dans toute la suite, on suppose que les eie_i vérifient cette condition. Pour i=1,…,ni = 1, \ldots, n on choisit une puissance q(i)q(i) de pp telle que ad⁡(ei)q(i)=0\operatorname{ad}(e_i)^{q(i)} = 0, et l’on pose zi=eiq(i)z_i = e_i^{q(i)}, A=k[z1,…,zn]A = k[z_1, \ldots, z_n], cf. exerc. 8. b) Soit ρ:g→gl(V)\rho : g \to gl(V) une représentation linéaire de gg. On suppose que ρ(ei)\rho(e_i) est nilpotent pour i=1,…,ni = 1, \ldots, n. Montrer que ρ(x)\rho(x) est nilpotent pour tout x∈gx \in g. [Raisonner par récurrence sur n=dim⁡gn = \dim g et se ramener au cas où ρ\rho est irréductible. Montrer que, dans ce cas, on a ρ(en)=0\rho(e_n) = 0 et appliquer l’hypothèse de récurrence.] c) Soient ρ1:g→gl(V1)\rho_1 : g \to gl(V_1) et ρ2:g→gl(V2)\rho_2 : g \to gl(V_2) deux représentations linéaires de gg. On suppose que V1V_1 et V2V_2 sont ≠0\neq 0, et que V1=Vλ1(g)V_1 = V^{\lambda_1}(g), V2=Vλ2(g)V_2 = V^{\lambda_2}(g), où λ1\lambda_1 et λ2\lambda_2 sont deux fonctions sur gg, cf. n° 3. Montrer que, si λ1(ei)=λ2(ei)\lambda_1(e_i) = \lambda_2(e_i) pour i=1,…,ni = 1, \ldots, n, on a λ1=λ2\lambda_1 = \lambda_2 et il existe un gg-homomorphisme non nul de V1V_1 dans V2V_2 (appliquer bb) au gg-module V=L(V1,V2)V = \mathscr{L}(V_1, V_2) et utiliser le théorème d’Engel pour montrer que VV contient un élément gg-invariant ≠0\neq 0. En déduire que, si en outre V1V_1 et V2V_2 sont simples, ils sont isomorphes. d) On suppose kk algébriquement clos. Soit RR l’ensemble des classes de représentations irréductibles de gg. Si ρ∈R\rho \in R, posons

xρ=(xρ(1),…,xρ(n))∈kn, x_\rho = (x_\rho(1), \ldots, x_\rho(n)) \in k^n,
où xρ(i)x_\rho(i) est l’unique valeur propre de ρ(ei)\rho(e_i). Montrer que ρ↦xρ\rho \mapsto x_\rho est une bijection de RR sur knk^n. (L’injectivité résulte de c), et la surjectivité de l’exerc. 8 d.).) En déduire les conséquences suivantes: (i) Pour tout idéal maximal mm de AA, le quotient de U/mUU/mU par son radical est une algèbre de matrices. (ii) Le degré de toute représentation irréductible de gg est une puissance de pp (cela résulte de (i) et du fait que [U/mU:k][U/mU : k] est une puissance de pp). (iii) Tout homomorphisme de AA dans kk se prolonge de manière unique en un homomorphisme de CC dans kk (utiliser le fait que C/mCC/mC est contenu dans le centre de U/mUU/mU, qui est une kk-algèbre locale de corps résiduel kk). (iv) Il existe un entier N≥0N \geq 0 tel que xpN∈Ax^{p^N} \in A pour tout x∈Cx \in C (résulte de (iii)).\footnote{Pour plus de détails, cf. H. Zassenhaus, Über Liesche Ringe mit Primzahlcharakteristik, Hamb. Abh., t. XIII (1939), p. 1–100, et Darstellungstheorie nilpotenter Lie-Ringe bei Charakteristik p>0p > 0, J. de Crelle, t. CLXXXII (1940), p. 150–155.}

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.