Bourbaki marks this one as harder than the rest.
On conserve les notations de l’exercice précédent, et l’on suppose en outre que g est nilpotente. a) Montrer que l’on peut choisir la base {e1,…,en} de telle sorte que, pour tout couple (i,j), [ei,ej] soit combinaison linéaire des eh où h>sup(i,j). Dans toute la suite, on suppose que les ei vérifient cette condition. Pour i=1,…,n on choisit une puissance q(i) de p telle que ad(ei)q(i)=0, et l’on pose zi=eiq(i), A=k[z1,…,zn], cf. exerc. 8. b) Soit ρ:g→gl(V) une représentation linéaire de g. On suppose que ρ(ei) est nilpotent pour i=1,…,n. Montrer que ρ(x) est nilpotent pour tout x∈g. [Raisonner par récurrence sur n=dimg et se ramener au cas où ρ est irréductible. Montrer que, dans ce cas, on a ρ(en)=0 et appliquer l’hypothèse de récurrence.] c) Soient ρ1:g→gl(V1) et ρ2:g→gl(V2) deux représentations linéaires de g. On suppose que V1 et V2 sont =0, et que V1=Vλ1(g), V2=Vλ2(g), où λ1 et λ2 sont deux fonctions sur g, cf. n° 3. Montrer que, si λ1(ei)=λ2(ei) pour i=1,…,n, on a λ1=λ2 et il existe un g-homomorphisme non nul de V1 dans V2 (appliquer b) au g-module V=L(V1,V2) et utiliser le théorème d’Engel pour montrer que V contient un élément g-invariant =0. En déduire que, si en outre V1 et V2 sont simples, ils sont isomorphes. d) On suppose k algébriquement clos. Soit R l’ensemble des classes de représentations irréductibles de g. Si ρ∈R, posons
xρ=(xρ(1),…,xρ(n))∈kn, où
xρ(i) est l’unique valeur propre de
ρ(ei). Montrer que
ρ↦xρ est une bijection de
R sur
kn. (L’injectivité résulte de c), et la surjectivité de l’exerc. 8 d.).) En déduire les conséquences suivantes: (i) Pour tout idéal maximal
m de
A, le quotient de
U/mU par son radical est une algèbre de matrices. (ii) Le degré de toute représentation irréductible de
g est une puissance de
p (cela résulte de (i) et du fait que
[U/mU:k] est une puissance de
p). (iii) Tout homomorphisme de
A dans
k se prolonge de manière unique en un homomorphisme de
C dans
k (utiliser le fait que
C/mC est contenu dans le centre de
U/mU, qui est une
k-algèbre locale de corps résiduel
k). (iv) Il existe un entier
N≥0 tel que
xpN∈A pour tout
x∈C (résulte de (iii)).\footnote{Pour plus de détails, cf. H. Zassenhaus, Über Liesche Ringe mit Primzahlcharakteristik,
Hamb. Abh., t. XIII (1939), p. 1–100, et Darstellungstheorie nilpotenter Lie-Ringe bei Charakteristik
p>0,
J. de Crelle, t. CLXXXII (1940), p. 150–155.}
Rien.