Topologie algébrique, II, p. 220
Soit c un entier naturel.
a) Il existe une unique famille d’applications Rc:(N∗)c→N∗, pour c⩾2, vérifiant les propriétés suivantes :
(i) S’il existe i tel que ni=1, alors Rc(n1,...,nc)=1 ;
(ii) On a R2(m,n)=R2(m−1,n)+R2(m,n−1) si m et n sont des entiers ⩾2 ;
(iii) Si c⩾3, on a Rc(n1,...,nc)=Rc−1(n1,...,nc−2,R2(nc−1,nc)) pour tout (n1,...,nc)∈Nc.
b) On a R2(m,n)=(m−1m+n−2) pour tout couple (m,n) d’entiers ⩾1.
c) Pour toute suite finie (n1,...,nc) d’entiers naturels ⩾1 et tout entier naturel R⩾1, on dit que la propriété R(n1,...,nc;R) est satisfaite si, pour tout graphe complet dont l’ensemble des sommets S est de cardinal ⩾R et toute partition P=(F1,...,Fc) de l’ensemble F de ses flèches, il existe un entier i∈{1,...,c} et une partie A de S de cardinal ni tels que toute flèche de G reliant deux éléments de A appartienne à Fi.
Démontrer la propriété R(n1,...,nc;Rc(n1,...,nc)). d) On note R(n1,...,nc) le plus petit entier R⩾1 tel que la propriété R(n1,...,nc;R) soit vérifiée (« nombres de Ramsey »).
e) On a R(n,2)=n pour tout entier n⩾2 ; on a R(3,3)=6.
f) Démontrer que R(4,3)=9.
¶ g) Calculer R(5,5) ; calculer R(6,6).
Rien.
Rien.