Pour toute suite finie s=(zk)k∈I de nombres complexes, on pose (cf. VII, p. 16, prop. 2)
k∈I∑∣zk∣=ρsJ⊂Isupk∈J∑zk.
a) *Si zk=rk(cosφk+isinφk), où rk=∣zk∣, et où φk est la mesure principale en radians de l’amplitude de zk, on pose, pour tout φ tel que 0≤φ<2π,
f(φ)=k∈I∑rk(cos(φ+φk))+.
Montrer que la borne supérieure de f(φ) dans l’intervalle [0,2π[ est égale à supJ⊂I∑k∈Jzk.
En considérant l’intégrale ∫02πf(φ)dφ, en déduire que, pour toute suite finie s, on a ρs≤π, et qu’il n’existe aucune suite finie (zk)=s telle que ρs=π.
b) Montrer que, pour tout ε>0, il existe une suite finie (zk)=s telle que ρs>π−ε (prendre pour les zk les racines d’une équation binôme de degré assez grand).*