Remarque 4
Étiquette 0CI1, permanente. À citer comme [Bourbaki, Tag 0CI1].
Commutative Algebra, chapter V, § 2. Relèvement des idéaux premiers
Soient un anneau intégralement clos, son corps des fractions, une extension algébrique de degré fini de , la fermeture intégrale de dans . Alors, pour tout idéal premier de , le nombre d’idéaux premiers de au-dessus de est au plus (facteur séparable du degré de sur ). En effet, on peut d’abord se borner au cas où est une extension séparable de , car en général est extension radicielle de la plus grande extension séparable de contenue dans , on a par définition, et si est la fermeture intégrale de dans , les idéaux premiers de et de se correspondent biunivoquement (lemme 4). Supposons donc séparable sur , et soient l’extension galoisienne de engendrée par dans une clôture algébrique de , son groupe de Galois, la fermeture intégrale de dans , un idéal premier de au-dessus de . Soient le groupe de Galois de sur , le groupe de décomposition de ; les idéaux premiers de au-dessus de sont les pour (no 2, th. 2), et la relation signifie que où . D’autre part, pour que , il faut et il suffit que , où (no 2, th. 2), d’où finalement avec et . Le nombre des idéaux premiers de au-dessus de est donc égal au nombre de classes de pour la relation d’équivalence « il existe et tels que entre et ; il est clair que ce nombre est au plus égal à l’indice , nombre de classes à droite de suivant , et l’on a par la théorie de Galois.
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
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Rien.