Bourbaki

Exemple 2

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Algebra, chapter I, § 5. Groupes opérant sur un ensemble

\* Dans l’espace Rn\mathbf{R}^n, l’orbite d’un point x pour l’opération du groupe orthogonal O(n,R)\mathbf{O}(n, \mathbf{R}) est la sphère euclidienne de rayon ∥x∥∗\|x\|_*.

Les stabilisateurs de deux éléments conjugués de E sont des sous-groupes conjugués de G (I, p. 52, prop. 2).

L’ensemble quotient de E par la relation de conjugaison est l’ensemble des orbites de E; on le note parfois E/G ou G\EG\backslash E. (On réserve parfois la notation E/G au cas où E est un G-ensemble à droite, et la notation G\EG \backslash E au cas où E est un G-ensemble à gauche).

Soit G un groupe opérant à droite dans un ensemble E. Soit H un sous-groupe distingué de G. Le groupe G opère à droite sur E/H, la loi d’action à droite correspondante étant (xH,g)↦xHg=xgH(xH, g) \mapsto xHg = xgH; pour cette opération, H opère trivialement, d’où une opération à droite de G/H sur E/H. Soit φ\varphi l’application canonique de E/H sur E/G; les images réciproques par φ\varphi des points de E/G sont les orbites de G (ou de G/H) dans E/H. Donc φ\varphi définit par passage au quotient une bijection, dite canonique, de (E/H)/G=(E/H)/(G/H)(E/H)/G = (E/H)/(G/H) sur E/G.

Soit G (resp. H) un groupe opérant à gauche (resp. à droite) sur un ensemble E. Supposons que les actions de G et H sur E commutent, c’est-à-dire que l’on ait

(g.x).h=g.(x.h)pour g∈G, x∈E et h∈H. (g.x).h = g.(x.h) \quad \text{pour } g \in G,\ x \in E \text{ et } h \in H.

L’action de H sur E est aussi une opération à gauche du groupe H0^0 opposé à H. Il résulte alors de I, p. 45, prop. 12 que l’application qui, à l’élément (g,h)∈G×H0(g, h) \in G \times H^0 fait correspondre l’application x↦g.x.hx \mapsto g.x.h de E dans lui-même est une opération à gauche de G×H0G \times H^0 sur E. L’orbite d’un élément x∈Ex \in E pour cette opération est l’ensemble GxHGxH. L’ensemble de ces orbites se note G\E/HG \backslash E/H. D’autre part, l’opération de G (resp. H) est compatible avec la relation de conjugaison pour l’opération de H (resp. G) et l’ensemble des orbites G\(E/H)G \backslash (E/H) (resp. (G\E)/H(G \backslash E)/H) s’identifie à G\E/HG \backslash E/H: dans le diagramme

E∣∣G\EαE/H∣∣G\E/HγG\E/H∣∣ε \begin{array}{ccc} E & & \\ | & & | \\ G\backslash E & \alpha & E/H \\ | & & | \\ G\backslash E/H & \gamma & G\backslash E/H \\ | & & | \\ & \varepsilon & \\ & & \\ & & \\ \end{array}

(où α,β,γ,δ,ε\alpha, \beta, \gamma, \delta, \varepsilon désignent les applications canoniques de passage au quotient), on a γ∘α=δ∘β=ε\gamma \circ \alpha = \delta \circ \beta = \varepsilon.

Soient G un groupe et H un sous-groupe de G. Considérons l’opération à droite de H sur G par translations à droite (I, p. 50, Exemple 2). L’ensemble des orbites G/H est l’ensemble des classes à gauche suivant H; remarquons que G opère à gauche sur G/H par la loi (g,xH)↦gxH(g, xH) \mapsto gxH (cf. I, p. 56). De même, l’ensemble des classes à droite suivant H est l’ensemble H\GH \backslash G des orbites de l’opération à gauche de H sur G par translations à gauche. Si K est un sous-groupe de G contenant H et si Γ\Gamma est une classe à gauche (resp. à droite) suivant H, alors ΓK\Gamma K (resp. KΓK\Gamma) est une classe à gauche (resp. à droite) suivant K. L’application

Γ ↦ ΓK (resp. Γ ↦ KΓ) est appelée l’application canonique de G/H dans G/K (resp. de H\GH\backslash G dans K\GK\backslash G). Elle est surjective.

Soient G un groupe, H et K deux sous-groupes de G. Faisons opérer H à gauche sur G par translations à gauche et K à droite par translations à droite; ces deux opérations commutent, ce qui permet de considérer l’ensemble H\G/KH\backslash G/K. Les éléments de H\G/KH\backslash G/K s’appellent les doubles classes de G suivant (ou modulo) H et K. Lorsque K = H, on dit simplement doubles classes suivant H. Pour que l’application canonique de G/HG/H sur H\G/HH\backslash G/H soit une bijection, il faut et il suffit que H soit un sous-groupe distingué de G.

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.