Bourbaki

Exemple 5

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Algebra, chapter II, § 1. Modules

\* Soit I un intervalle ouvert de la droite numérique R\mathbf{R}; l’ensemble C des fonctions numériques définies et continues dans I est un sous-espace vectoriel de l’espace vectoriel RI\mathbf{R}^I de toutes les fonctions numériques définies dans I. De même, l’ensemble D des fonctions dérivables dans I est un sous-espace vectoriel de C.*

Soit E un A-module. Toute relation d’équivalence compatible (I, p. 11) avec la structure de module de E est de la forme x−y∈Mx - y \in M, où M est un sous-groupe stable de E (I, p. 33), c’est-à-dire un sous-module de E. On vérifie immédiatement que la structure de groupe à opérateurs du groupe quotient E/M (I, p. 35) est une structure de A-module, pour laquelle l’application canonique E→E/ME \to E/M est linéaire; muni de cette structure, E/M est appelé module quotient de E par le sous-module M. Un module quotient d’un espace vectoriel E s’appelle espace vectoriel quotient (ou simplement espace quotient) de E.

Exemple 6). — Tout idéal à gauche aa dans un anneau A définit un module quotient As/aA_s/a du A-module à gauche AsA_s; par abus de notation, ce module quotient s’écrit souvent A/aA/a.

Soient E, F deux A-modules. Il résulte des propriétés générales des groupes à opérateurs (I, p. 36) (ou directement des définitions) que si u:E→Fu : E \to F est une application linéaire, l’image par u de tout sous-module de E est un sous-module de F et l’image réciproque par u de tout sous-module de F est un sous-module de E. En particulier, le noyau N=u‾−1(0)N = \overline{u}^{-1}(0) est un sous-module de E et l’image u(E)u(E) de E par u est un sous-module de F (I, p. 37, prop. 7); on dit par abus de langage que u(E)u(E) est l’image de u. Le module quotient E/NE/N s’appelle aussi la coïmage de u et le module quotient F/u(E)F/u(E) le conoyau de u. Dans la décomposition canonique de u (I, p. 37)

u:E→ρE/N→vu(E)→iF u : E \xrightarrow{\rho} E/N \xrightarrow{v} u(E) \xrightarrow{i} F

vv est un isomorphisme de la coïmage de u sur l’image de u (II, p. 5, prop. 2). Pour que u soit injective, il faut et il suffit que son noyau soit nul; pour que u soit surjective, il faut et il suffit que son conoyau soit nul.

Le noyau, l’image, la coïmage et le conoyau de u se notent respectivement Ker uu, Im uu, Coïm uu, Coker uu.

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.