Posons P(X1,…,Xn)=X1k+⋯+Xnk; introduisons par ailleurs l’algèbre E=A[X]/(f) et notons x l’image de X dans E. Rappelons que le A-module E est libre, de base (1,x,…,xn−1) (IV, p. 10, corollaire). Montrons que l’on a
TrE/A(xk)=P∗(f)
Posons πk=TrE/A(xk) pour tout entier k≥1. Compte tenu des relations de Newton (IV, p. 65), il suffit d’établir les relations
πk+a1πk−1+⋯+ak−1π1+kak=0pour 1≤k≤nπk+a1πk−1+⋯+an−1πk−n+1+anπk−n=0pour k>n
(que nous appellerons aussi « relations de Newton »). La relation (27) est immédiate, car le premier membre est la trace de
xk−n(xn+a1xn−1+⋯+an−1x+an)=0.
Supposons qu’on ait 1≤k≤n et posons
y=xk+a1xk−1+⋯+ak−1x+ak.1;
soit M=(mij) la matrice de l’application linéaire u↦yu dans E, par rapport à la base (xi)0≤i<n. On prouve facilement les relations
mii=akpour 0≤i<n−kmii=0pour n−k≤i<n,
d’où
TrE/A(y)=i=0∑n−1mii=(n−k)ak.
On a par ailleurs
TrE/A(y)=πk+a1πk−1+⋯+ak−1π1+nak,
d’où la formule (26).
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
Rien.
Rien.