Soit f(X)=X2+αX+β un polynôme unitaire de degré 2. Les relations de Newton s’écrivent sous la forme (IV, p. 70)
p0p1+αp2+αp1+2β=2=0=0,
d’où p1=−α,p2=α2−2β. Par suite, on a
dis(f)=det(2−α−αα2−2β)=α2−4β.
Soient B un anneau commutatif, ρ un homomorphisme de A dans B et ξ1,...,ξm des éléments de B tels que
ρf(X)=(X−ξ1)...(X−ξm).
Notons M la matrice (ρ(pi+j))0≤i,j<m et D la matrice de van der Monde (ξi+1j)0≤i,j<m. D’après l’exemple 4 de IV, p. 70, on a
ρ(pk)=ξ1k+⋯+ξmk,
d’où M=tD.D; on a detD=∏i>j(ξi−ξj) d’après III, p. 99, et detM=(detD)2, c’est-à-dire
ρ(dis(f))=i<j∏(ξi−ξj)2.
(46)
De plus, on a (en notant D la deˊrivation dXd)
D(ρf)(ξi)=(ξi−ξ1)...(ξi−ξi−1)(ξi−ξi+1)...(ξi−ξm)
pour 1≤i≤m, d’où
ρ(dis(f))=(−1)m(m−1)/2i=j∏(ξi−ξj)=(−1)m(m−1)/2i=1∏mD(ρf)(ξi).
D’après le cor. 1 de IV, p. 75, appliqué à la décomposition universelle de f, on a finalement
res(f,Df)=res(Df,f)=(−1)m(m−1)/2dis(f).
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
Rien.
Rien.