Remarque
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Algebra, chapter V, § 10. EXTENSIONS GALOISIENNES
Soient et deux corps et un homomorphisme de dans . Soit (resp. ) une clôture séparable (V, p. 44, prop. 14) de (resp. ) et (resp. ) le groupe de Galois de sur (resp. sur ). Comme est une extension algébrique et séparable de , et que l’extension de est séparablement close, il existe (V, p. 44, cor.) un homomorphisme de dans prolongeant . On déduit de un homomorphisme continu de dans . Soit un autre prolongement de . Comme est une extension quasi-galoisienne de , il existe un élément de tel que . On en déduit pour tout .
9. Théorème de la base normale
Soit une extension galoisienne de , de groupe de Galois . Identifions à la base canonique de l’algèbre de groupe (III, p. 19); on peut considérer comme un -module à gauche (III, p. 20, exemple), de sorte qu’on a
Si est de degré fini sur , le groupe est fini d’après le théorème de Dedekind (V, p. 27, cor. 2), et l’on peut définir l’élément de ; on a alors
c’est-à-dire pour tout .
Définissons une action à droite de sur par . De manière analogue, on peut considérer le groupe multiplicatif comme un -module à droite, la loi externe étant notée . Par exemple, la notation , où sont des éléments de , désigne le produit . Si est de degré fini sur , et si comme plus haut, on a , c’est-à-dire pour tout .
Supposons désormais de degré fini sur . Soit ; pour que soit une base du -module , il faut et il suffit que la famille soit une base de sur . On dit qu’une telle base est une base normale de sur .
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
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