Bourbaki

Remarque 2

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Lie Groups and Lie Algebras, chapter I, § 6. Algèbres de Lie semi-simples

Soient gg une algèbre de Lie sur KK, et σ\sigma une représentation de gg dans un espace vectoriel MM. Soit d’autre part ff une application K-linéaire de g dans M telle que :

(1)

f([x,y])=σ(x).f(y)−σ(y).f(x) f([x, y]) = \sigma(x).f(y) - \sigma(y).f(x)

quels que soient x, y dans g. D’après le § 1, n° 8, exemple 2, la donnée de σ\sigma et ff équivaut à la donnée d’un homomorphisme x↦(f(x),σ(x))x \mapsto (f(x), \sigma(x)) de g dans af(M)\mathfrak{af}(M). On a vu d’autre part (loc. cit.) que l’élément (f(x),σ(x))(f(x), \sigma(x)) de af(M)\mathfrak{af}(M) s’identifie canoniquement à l’élément ρ(x)\rho(x) de gl(N)\mathrm{gl}(N) (où N=M×KN = M \times K) qui induit σ(x)\sigma(x) sur M et transforme l’élément (0,1)(0, 1) de N en f(x)f(x). Et ρ\rho est alors une représentation de g dans N telle que ρ(x)(N)⊂M\rho(x)(N) \subset M pour tout x∈gx \in g.

Ceci posé, si g est semi-simple, il existe (lemme 3) une droite Z supplémentaire de M dans N et annulée par ρ(g)\rho(g). Autrement dit, il existe un élément m0∈Mm_0 \in M tel que (−m0,1)∈N(-m_0, 1) \in N soit annulé par ρ(x)\rho(x) pour tout x∈gx \in g, c’est-à-dire tel que

(2)

f(x)=σ(x).m0 f(x) = \sigma(x).m_0

pour tout x∈gx \in g.

Supposons K=RK = \mathbf{R}. Soit G un groupe de Lie connexe d’algèbre de Lie g. Considérons un homomorphisme analytique φ\varphi de G dans le groupe affine A de M, correspondant à un homomorphisme x→(f(x),σ(x))x \to (f(x), \sigma(x)) de g dans af(M)\mathfrak{af}(M). Les résultats précédents peuvent s’interpréter en disant que, si g est semi-simple, φ(G)\varphi(G) laisse fixe un point de M. En effet, soit H l’ensemble des éléments de GL(N)\mathbf{GL}(N) qui laissent stables toutes les variétés linéaires de N parallèles à M. Il existe (§ 1, n° 8, exemple 2) un isomorphisme canonique ψ\psi de A sur H. Soit Z une droite supplémentaire de M dans N. Dire que ρ(g)\rho(g) annule Z revient à dire que (ψ∘φ)(G)(\psi \circ \varphi)(G) laisse fixes les points de Z, donc (compte tenu de la définition de ψ\psi) que φ(G)\varphi(G) laisse fixe la projection sur M du point d’intersection de Z et de M×{1}M \times \{1\}. \

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

Cité par

Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.