Bourbaki

Définition 1

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General Topology, chapter VII, § 1. Sous-groupes et groupes quotients de $\mathbf{R}^n$

On dit qu’une fonction f, définie dans Rn\mathbf{R}^n, et prenant ses valeurs dans un ensemble quelconque E, est périodique s’il existe un point a≠0\mathbf{a} \neq 0 de Rn\mathbf{R}^n tel que

f(x+a)=f(x) f(\mathbf{x} + \mathbf{a}) = f(\mathbf{x})

quel que soit x∈Rn\mathbf{x} \in \mathbf{R}^n. Si f est périodique, tout point a∈Rn\mathbf{a} \in \mathbf{R}^n pour lequel la relation (1) est une identité en x\mathbf{x}, est appelé une période de f.

L’ensemble G des périodes d’une fonction périodique f est évidemment un sous-groupe (non réduit à 0 par hypothèse) du groupe additif Rn\mathbf{R}^n. Lorsque f est une application périodique continue de Rn\mathbf{R}^n dans un espace topologique séparé E, son groupe des périodes G est fermé. En effet, si GxG_x désigne l’ensemble des a∈Rn\mathbf{a} \in \mathbf{R}^n tels que f(x+a)=f(x)f(\mathbf{x} + \mathbf{a}) = f(\mathbf{x}) pour un point donné x∈Rn\mathbf{x} \in \mathbf{R}^n, G est l’intersection des GxG_x lorsque x\mathbf{x} parcourt Rn\mathbf{R}^n, et chacun des GxG_x est fermé (I, p. 53, prop. 2). Soit alors V le plus grand sous-espace vectoriel contenu dans G (VII, p. 5, th. 2); la fonction f est constante dans toute classe mod. V; si W désigne un sous-espace vectoriel supplémentaire de V, f est déterminée par sa restriction à W. Autrement dit (W étant un groupe topologique isomorphe à un Rp\mathbf{R}^p), l’étude des fonctions périodiques continues dans Rn\mathbf{R}^n se ramène à l’étude de celles de ces fonctions ff dont le groupe des périodes GG est discret; si ce groupe est de rang qq, on dit que ff est une fonction qq fois périodique, et tout système libre de qq points engendrant GG est appelé un système principal de périodes de ff.

Si (ai)(\mathbf{a}_i) et (bi)(\mathbf{b}_i) sont deux systèmes principaux de périodes de ff, on a vu (VII, p. 2) que chacun d’eux se déduit de l’autre par une transformation linéaire à coefficients entiers, de déterminant +1+1 ou −1-1.

Soit φ\varphi l’application canonique de Rn\mathbf{R}^n sur Rn/G\mathbf{R}^n/G; à toute application gg de Rn/G\mathbf{R}^n/G dans un ensemble EE correspond la fonction g˙=g∘φ\dot{g} = g \circ \varphi, qui est une application périodique de Rn\mathbf{R}^n dans EE, ayant un groupe de périodes qui contient GG; et réciproquement, toute application de Rn\mathbf{R}^n dans EE, admettant un groupe de périodes qui contient GG, est de cette forme, puisqu’elle est compatible avec la relation x≡yx \equiv y (mod. GG) (E, II, p. 44). On définit ainsi une application bijective g↦g˙g \mapsto \dot{g} de l’ensemble des applications de Rn/G\mathbf{R}^n/G dans EE, sur l’ensemble des applications de Rn\mathbf{R}^n dans EE dont le groupe de périodes contient GG. Pour que g˙\dot{g} soit continue (lorsque EE est un espace topologique) il faut et il suffit que gg le soit (I, p. 21, prop. 6).

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.