L’application qui associe à chaque q∈S3 l’endomorphisme
x↦xq−1=xq du C-espace vectoriel H est un isomorphisme du groupe S3 sur le groupe spécial unitaire SU(N).
Soit q∈S3; posons aq(x)=xq−1 pour x∈H. Comme N(aq(x))=N(x) pour x∈H, l’endomorphisme aq appartient au groupe unitaire U(N). D’autre part, d’après A, III, p. 111, ex. 2, le déterminant de aq est égal à 1, de sorte que q↦aq est un homomorphisme de groupes de S3 dans SU(N). Celui-ci est injectif, puisque q=aq(1)−1. Soit enfin u∈SU(N); posons q=u(1). On a
N(q)=N(u(1))=N(1)=1, donc
q∈S3; posons
v=aq−1∘u. On a
v∈SU(N) et
v(1)=1. Il s’ensuit que
v laisse stable l’orthogonal
Cj de 1 pour la forme
N, donc que l’on a
v(j)=zj avec
z∈C; mais cela implique
z=det(v)=1, soit
v=1, c’est-à-dire
u=aq.
Soit H0 le sous-R-espace vectoriel de H formé des quaternions x purs, c’est-à-dire tels que T(x)=0. Notons N0 la restriction à H0 de la forme quadratique N et SO(N0) le groupe spécial orthogonal correspondant (A, IX, §6, n° 2). Si on identifie H0 à R3 à l’aide de la base (i,j,k), le groupe SO(N0) s’identifie au groupe spécial orthogonal SO(3,R) de la forme quadratique
(x1,x2,x3)↦x12+x22+x32.
Soit q∈H∗ et x∈H; d’après A, III, p. 16, formule (17), on a T(qxq−1)=T(x), de sorte que qxq−1 est pur lorsque x l’est.
Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.
Rien.
Rien.