Bourbaki

Proposition 4

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General Topology, chapter VIII, § 1. Nombres complexes; quaternions

L’application qui associe à chaque q∈S3q \in S_3 l’endomorphisme x↦qxq−1=qxqˉx \mapsto qxq^{-1} = q x \bar{q} de l’espace H0\mathbf{H}_0 des quaternions purs est un homomorphisme surjectif du groupe S3S_3 sur le groupe spécial orthogonal SO(N0)\mathbf{SO}(N_0); son noyau est formé des quaternions 11 et −1-1.

Soit q∈S3q \in S_3; posons bq(x)=qxq−1b_q(x) = qxq^{-1} pour x∈H0x \in \mathbf{H}_0. Comme N(bq(x))=N(x)N(b_q(x)) = N(x) pour x∈H0x \in \mathbf{H}_0, l’endomorphisme bqb_q de H0\mathbf{H}_0 appartient au groupe orthogonal O(N)\mathbf{O}(N). D’autre part, l’espace vectoriel H\mathbf{H} est somme directe de R\mathbf{R} et de H0\mathbf{H}_0, et l’endomorphisme x↦qxq−1x \mapsto qxq^{-1} de H\mathbf{H} est somme directe de bqb_q et de l’automorphisme identique de R\mathbf{R}; d’après A, III, p. 111, ex. 2, le déterminant de bqb_q est donc égal à 1, et q↦bqq \mapsto b_q est un homomorphisme du groupe S3S_3 dans le groupe spécial orthogonal SO(N0)\mathbf{SO}(N_0). Le noyau KK de cet homomorphisme est formé des éléments de S3S_3 qui commutent à tous les éléments de H0\mathbf{H}_0, donc qui appartiennent au centre de H\mathbf{H}; comme ce centre est égal à R\mathbf{R}, on a K=S3∩R={−1,1}K = S_3 \cap \mathbf{R} = \{-1, 1\}.

Il nous reste à prouver que tout élément uu de SO(N0)\mathbf{SO}(N_0) est de la forme bqb_q pour un élément convenable qq de S3S_3. Supposons d’abord que l’on ait u(i)=iu(i) = i. Alors uu laisse stable l’orthogonal Rj+Rk=CjRj + Rk = Cj de ii et induit sur cet espace un élément uu du groupe spécial orthogonal de la forme induite par N0N_0, c’est-à-dire de la forme zj↦∣z∣2zj \mapsto |z|^2; il existe donc un élément a∈Ua \in U tel que uˉ(zj)=azj\bar{u}(zj) = azj. Soit q∈Uq \in U tel que q2=aq^2 = a; on a

bq(zj)=qzjq−1=qzjqˉ=qzqj=azj=uˉ(zj); b_q(zj) = qzjq^{-1} = qzj\bar{q} = qzqj = azj = \bar{u}(zj);

comme bq(i)=ib_q(i) = i, cela implique u=bqu = b_q. Traitons maintenant le cas général. On a u(i)2=−1u(i)^2 = -1, et ii et u(i)u(i) engendrent deux sous-corps isomorphes de H\mathbf{H}. D’après le théorème de Skolem-Noether (A, VIII, §10, n° 1, th. 1), il existe q∈H∗q \in \mathbf{H}^* tel que u(i)=qiqˉ−1u(i) = qi\bar{q}^{-1}; remplaçant qq par q/∣q∣q/|q|, on peut supposer q∈S3q \in S_3. D’après ce qui précède, il existe q′∈S3q' \in S_3 tel que bq′−1∘u=bq′b_{q'}^{-1} \circ u = b_{q'}, donc u=bqq′u = b_{qq'}, ce qui achève la démonstration.

Bourbaki place la démonstration juste après l’énoncé : ce qui précède est l’énoncé avec sa démonstration.

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Rien.

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Rien.

Transcrit du volume imprimé. Non traduit.