Bourbaki

Exercice 5, § 4

Algèbre commutative, III

Bourbaki marks this one as harder than the rest.

Soient A un anneau local hensélien, B une A-algèbre (non nécessairement commutative) qui est un A-module de type fini, b un idéal bilatère de B, et soit B‾=B/b\overline{B} = B/b.

a) Montrer que tout idempotent ε\varepsilon de B‾\overline{B} est l’image canonique d’un idempotent de B (se ramener au cas commutatif; en considérant la sous-algèbre de B engendrée par un seul élément).

b) Soit (εn)n≥1(\varepsilon_n)_{n \geq 1} une suite infinie d’éléments de B‾\overline{B} tels que

εiεj=δijεj \varepsilon_i \varepsilon_j = \delta_{ij} \varepsilon_j
pour tout couple d’indices (i,j)(i, j). Montrer qu’il existe dans B une suite orthogonale (en)n≥1(e_n)_{n \geq 1} d’idempotents tels que εn\varepsilon_n soit l’image canonique de ene_n pour tout nn. (Procéder par récurrence comme dans Alg., chap. VIII, § 6, exerc. 10 ; on observera que si e,e′e, e' sont deux idempotents de B tels que ee′=0,e′−e′e=e′′ee' = 0, e' - e'e = e'' est un idempotent tel que ee′′=e′′e=0.ee'' = e''e = 0.)

c) On suppose maintenant que b est le radical de B. Soit nn un entier, et soit (εij)(\varepsilon_{ij}) (1≤i≤n,1≤j≤n)(1 \leq i \leq n, 1 \leq j \leq n) une famille d’éléments de B‾\overline{B} telle que

εijεhk=δjhεik et 1=∑i=1nεii. \varepsilon_{ij} \varepsilon_{hk} = \delta_{jh} \varepsilon_{ik} \text{ et } 1 = \sum_{i=1}^n \varepsilon_{ii}.
Montrer qu’il existe dans B une famille (eij)(e_{ij}) (1≤i≤n,1≤j≤n)(1 \leq i \leq n, 1 \leq j \leq n) telle que eijehk=δjheike_{ij} e_{hk} = \delta_{jh} e_{ik} et 1=∑i=1neii1 = \sum_{i=1}^n e_{ii}, et que εij\varepsilon_{ij} soit l’image canonique de eije_{ij} pour tout couple d’indices. (Utiliser b), l’exerc. 11 de Alg., chap. VIII, § 6, et l’exerc. 9 de Alg., chap. VIII, § 1.) En déduire que si B‾\overline{B} est isomorphe à un anneau de matrices Mr(D‾)\mathbf{M}_r(\overline{D}), où D‾\overline{D} est un corps non nécessairement commutatif, alors B est isomorphe à un anneau de matrices Mr(D)\mathbf{M}_r(D), où D est une A-algèbre qui est un A-module de type fini et dont le radical dd est tel que D/dD/d soit isomorphe à D‾\overline{D} (cf. Alg., chap. VIII, § 1, exerc. 9 et 3). Montrer que si de plus B est une algèbre d’Azumaya sur A (chap. II, § 5, exerc. 14), il en est de même de D.

Solution

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Transcrit du volume imprimé. Non traduit.