Soit S une partie non vide de J telle que pour tout n dans S, S contienne Jn. Notons πS la projection canonique de AJ sur AS. a) Le noyau de πS est un idéal de A. On notera US(A) l’anneau obtenu en munissant AS de la structure d’anneau quotient. On a un diagramme commutatif d’homomorphismes d’anneaux
U(A)πS↓US(A)ΦΦSAJπS↓AS
où ΦS((an)n∈S)=(Φn((ad)d∈Jn))n∈S.
b) Pour tout n∈J, Ker(πS) est stable par Vn, et Ker(πS) contient Vn(U(A)) si n∈/S. Par passage au quotient Vn définit un endomorphisme, encore noté Vn, du groupe additif de US(A). c) Si n∈J et si nS⊂S alors Ker(πS) est stable par Fn, qui définit, par passage au quotient, un endomorphisme, encore noté Fn, de l’anneau US(A). d) Soit n∈J. L’anneau US(A) se notera aussi Un(A) si S=Jn, et Un∞(A) si S=⋃r≥1Jnr.
Soit p un nombre premier. Montrer que Up∞(A) s’identifie à l’anneau de Witt W(A), et que, pour tout n∈N, Upn(A) s’identifie à l’anneau Wn+1(A) (on identifiera l’élément (u1,up,up2,...,upn−1,upn) de Upn(A) au vecteur de Witt [a0,...,an] avec ai=upi pour 0≤i≤n). Les endomorphismes de groupes Vp et Fp de Up∞(A) correspondent respectivement, par cette identification, au décalage et à l’endomorphisme de Frobenius de W(A).